Sanctum

Sanctum
2011
Alister Grierson

La spéléologie c’est dangereux, l’eau est traître et quand les deux sont réunis, c’est la mort assurée. Mais certaines personnes (pas saines d’esprit ?) y trouvent une forme de plaisir et y dévouent leur vie entière. Pourquoi je parle de ça ? Eh bien tout simplement parce que c’est le thème de cette production de James Cameron. Par contre, ne possédant pas le matériel requit, je n’est pas pu visionner correctement cette « expérience 3D ».

Le film se déroule en Papouasie Nouvelle Guinée sur le site géologique d’une grotte gigantesque jamais explorée par l’homme. Pour cette importante mission, Carl (Ioan Gruffudd), le responsable et financier sur place, a recruté l’un des meilleurs spéléologue du monde : Frank McGuire (Richard Roxburgh), épaulé par son fils Josh (Rhys Wakefield) – qui est d’ailleurs le seul être sensé de l’histoire -. Mais un jour, une tempête imprévue se déclara et l’eau commença à tomber et remplir la cuve de la grotte alors que plusieurs membres (tout les acteurs principaux) sont restés dans la zone de plongée située 2km en profondeur. Avant qu’ils ne purent réaliser la situation, ils furent bloqués par l’eau des deux côtés avec une noyade certaine comme seul avenir. Mais il existe un espoir : la grotte mènerai peut être à l’océan par un chemin encore inexploré.

Voilà le film parfait pour rendre fou furieux un claustrophobe ou un aquaphobe ! On n’a pas idée de faire exprès de passer dans les conduits les plus étroits juste pour découvrir ce qu’il y a derrière, surtout sous l’eau ! Une fois ce problème existentiel résolu, on suit avec anxiété nos « héros » avancer vers une mort certaine, bien que ce voyage soit justement pour éviter de mourir bêtement. Mais il n’empêche que certains préféreront crever noyé que asphyxié car l’eau n’est pas le problème principal de nos compagnons car pour avancer, il faut aussi de l’air. Ce qui peut se révéler être une denrée plus que rare dans les profondeurs de la Terre. C’est donc une franche réussite côté mise en scène et ambiance puisque le spectateur sera constamment angoissé par la situation oppressante mais aussi impressionné par les environnements plus riches et diversifiés que ce qu’on pourrai s’imaginer. Par contre, le coup de l’équipe qui meurt au fur et à mesure du film est lassant. Pourquoi ne peuvent t-ils pas survivre simplement sans devenir fou et en venir aux mains comme des barbares ? Et même dans ce genre là, ou presque, il a été fait mille fois mieux avec Abyss. Reste un film haletant et plutôt bien fait malgré son manque d’originalité et de talent.

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