Even if This Love Disappears Tonight


Even if This Love Disappears Tonight
2026
Kim Hye-young

Film sud-coréen made in Netflix, le film est l’adaptation d’un roman japonais qui semble partir sur les mêmes bases que Amour et amnésie, au point que j’aurais jurer que c’était un remake durant les deux premiers tiers, mais seul le postulat est similaire. Au niveau du ton ou du développement, exit la comédie et bonjour au drame des plus dévastateur, finalement plus proche d’un L’Esquisse de nos vies. Âmes sensibles s’abstenir.

La foudre frappe finalement plusieurs fois au même endroit. Alors qu’il a tout juste perdu sa mère, Kim Jae-won (Choo Young-woo) va apprendre qu’il souffre d’une grave maladie du cœur, et si la situation venait à empirer, ses jours risquent de se finir avant même la fin de son lycée. Plus encore, alors qu’il croyait avoir trouvé l’amour en sa camarade Han Seo-yoon (Shin Sia), il va apprendre qu’elle souffre d’un sévère traumatisme crânien, rendant inopérante sa capacité à enregistrer de nouveaux souvenirs. Il va donc devoir regagner son cœur jour après jour pour que leur amour perdure.

Si le concept de reconquérir en boucle la même personne reste le même que dans la célèbre comédie romantique américaine, revoir le même concept à la sauce coréenne reste un exercice intéressant, de par notamment la profonde différence culturelle entre des américains plus rentre dedans, à l’inverse des grands timides coréens. De plus, rajeunir les protagonistes en replaçant l’histoire dans un lycée décuple cette candeur, et c’est d’autant plus mignon. Par contre, le traitement est radicalement différent puisque là où la dure réalité était contrebalancée avec un certain brio dans Amour et amnésie, ici on plonge la tête la première dans le pathos, pour un résultat à l’exact opposé, mais ça marche quand même, et très très bien. Oubliez les rires et bonjour aux larmes glaciales qui vous figent sur place. Une œuvre profondément triste et mélancolique, mais tout aussi touchante qu’émouvante. Acting, musique, mise en scène, montage et rythme, tout est parfaitement maîtrisé pour nous briser émotionnellement. C’est beau, mais ça fait mal.

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