
Regretting You
2025
Josh Boone
Après s’être quelque peu perdu avec une incursion super héroïque qui a viré au cauchemar entre le rachat de la Fox puis le Covid, il faudrait d’ailleurs que je rattrape un jour Les Nouveaux Mutants, le réalisateur de Nos étoiles contraires revient à son genre de prédilection : la romance, orientée drame. Moi qui pensais me faire une petite pause dans mes rattrapages de « grand cinéma », j’enchaîne encore sur une claque d’envergure.
Ce n’était pas prévu, mais ce fut au final la plus belle surprise de sa vie : à peine majeure, Morgan (Allison Williams) tomba enceinte. 17 ans plus tard, sa petite Clara (Mckenna Grace) a bien grandi, découvrant l’amour pour la première fois avec le BG du bahut, Miller Adams (Mason Thames). La sœur de Morgan, Jenny, accueillait quant à elle son premier enfant, ayant retrouver depuis peu son amour du lycée, Jonah (Dave Franco). Mais un beau jour, la mort ne va pas frapper qu’une fois, mais bien deux : un accident de la route, tuant à la fois la jeune mère, Jenny, mais également son beau-frère, meilleur ami de Jonah, mari de Morgan et père de Clara, Chris (Scott Eastwood). Comment se reconstruire après une telle tragédie ?
Bien que les années passent, un genre continue inlassablement de résonner en moi : ce que les américains appellent les « teen movie », autrement dit les films de / pour ados. De jeunes gens qui s’ouvrent à la vie, se construisent dans un tourment d’incertitudes, de tensions et d’angoisses. Mais le film se concentre aussi beaucoup sur de jeunes adultes, qui eux aussi sont à une période charnière où ils doivent montrer l’exemple, se poser en modèle, alors qu’eux même sont toujours en proie aux mêmes doutes, aux mêmes peurs tenaces, avec potentiellement le choix / obligation de refaire sa vie quand la lassitude ou le deuil nous pousse à tout remettre en cause. Outre la puissance émotionnelle du récit en lui-même, l’authenticité des personnages, de leurs relations, nous plonge dans une emphase inspirante, presque cathartique. La sincérité et la douceur qui s’en dégage est vraiment touchante, porteur d’un espoir quasi euphorique. C’est beau, simple et réconfortant.
