
Amélie et la métaphysique des tubes
2025
Mailys Vallade, Liane-Cho Han
Si je ne connais que de nom Amélie Nothomb dont le film est à la fois l’adaptation d’un de ses romans et par extension à la fois une replongée dans son enfance, puisque biographique, c’est avant tout une histoire emplie de nostalgie sur une enfance au Japon, pays cher à mon cœur culturellement. Si les premiers visuels me semblaient « moches », pour ne pas dire totalement rédhibitoires, et alors que le film fut on peut le dire un énorme four en salles (moins d’un quart de million d’entrées, le dixième de ce qu’il aurait fallu pour le rentabiliser), j’ai finalement été convaincu par Durendal de lui laisser sa chance.
L’histoire démarre au tout début des années 70, alors que Amélie Nothomb n’avait que deux ans et demi. Son père, diplomate Belge, était alors en poste au Japon, où elle a donc grandi. Le récit se concentrera sur sa première année « d’éveil », quand elle a commencé à parler couramment et se souvenir des choses importantes, notamment Nishio-san, sa gouvernante.
En réalité, on a là une technique en fait pas si mauvaise, même très belle et poétique sur les couleurs et les décors, juste les personnages sont objectivement moches car trop épuré, mais le design reste correct. Mais oui, entre le Japon comme environnement thématique et culturel, et que le personnage principal soit une énorme crapule ultra attachante qui ressemble tant physiquement que caractériellement à ma petite princesse à moi, c’était gagné d’avance. Un moment suspendu de l’enfance, entre découverte des premiers drames de la vie (au passage ce serait bien de surveiller son enfant des fois non ???), mais surtout découverte des plus grands bonheurs comme une famille heureuse et en bonus une deuxième maman aux petits soins avec Nishio-san. J’ai d’ailleurs fait quelques recherches et j’ai été touché de savoir que la petite Amélie a su la retrouver une fois adulte, et plusieurs fois à minima. Petite Amélie a su tenir sa promesse de se souvenir, et c’est vraiment magnifique. Un concentré de poésie et d’amour, pour un film dépassant tout juste les 70 minutes. Un petit moment de tendresse qui fait du bien.
