The Whisper Man

The Whisper Man
2026
James Ashcroft
Encore un top1 tout pété ? Bien sûr, Netflix nous habitue à des productions souvent de seconde main, mais cette fois cela semblait différent tant le casting a à minima de quoi intriguer puisque ce n’est pas un, mais bien deux monstres sacrés du cinéma américain qui y ont un rôle plus ou moins important, et le film était vendu comme un thriller haletant dans la veine d’un Seven (oui) ou d’un Le Silence des Agneaux (donc pas haletant alors ?). Et comme bien souvent comme à la sale époque des DTV, qui trouvent maintenant une place de choix sur les plateformes, le casting est plus un cache-misère qu’autre chose…
Récemment devenu veuf, Tom Kennedy (Adam Scott) a choisi de retourner s’installer dans sa ville natale pour y élever son fils, loin de se douter que plusieurs décennies plus tard, alors que le meurtrier de l’époque (Michael Keaton) est bien sous les barreaux grâce à son père (Robert De Niro) qui l’avait arrêté, un copycat poursuit ses méfaits, se mettant à nouveau à kidnapper et tuer de jeunes garçons, avec de terribles torture dans l’intervalle. Tom s’en rendra compte bien malgré lui quand son propre fils sera kidnappé par cet héritier spirituel. Cheffe de la nouvelle police, l’inspectrice Beck (Michelle Monaghan) fera équipe avec le père de Tom, retraité mais toujours hanté par cette affaire qui semble ne pas vouloir appartenir au passé.
De la pure poudre aux yeux. Alors qu’on attend que l’histoire daigne démarrer, ou qu’un sursaut d’angoisse ne vienne dynamiser le récit, on se laisse berner par le choc de découvrir coup sur coup des acteurs qu’on apprécie, voir carrément deux légendes absolues. Puis quand finalement le récit démarre, le rythme est inexistant, l’histoire « banale », et tout le déroulé sera cousu de fils blancs avec un jeu de miroir entre les deux camps qui se croit intelligent, et qui est en fait bête à pleurer. Mais le pire sera la dernière ligne droite, d’une nullité affolante : plus aucune carte à jouer pour feindre la surprise, et on tombe dans du slasher bas de plafond où les protagonistes se jettent continuellement dans la gueule du loup sans jamais anticiper quoi que ce soit. Entre la flic qui se rend seule au repère, le père et fils qui affronte la menace la fleur au fusil, c’est à se taper la tête contre les murs. En résulte un thriller poussif, mal exécuté et qui tente de noyer le poisson avec son casting inversement proportionnel à la qualité du scénario.
