Ballerina


Ballerina
2023
Chung-Hyun Lee

Eh non, il ne s’agit pas du spin-off de John Wick, qui avec le covid et les reshoots s’est prit quelques années de retard puisqu’à l’origine il devait sortir avant le quatrième opus. Ce projet devait donc sortir après, mais il a finalement vu le jour avant, aidant peut-être pas mal à la confusion et sa mise en avant sur Netflix, n’hésitant pas à mettre côte à côte Bullet Train et Bullet Train Explosion, comme s’ils étaient liés alors que le second est un film japonais qui n’a absolument rien à voir. Bref.

Dans la nuit tourmentée de Seoul où s’adonnent les pires vices, Okju (Jeon Jong-seo) va découvrir horrifiée le suicide de son amie ballerine. La raison ? Un dealeur psychopathe qui l’a violé et filmé à son insu, la détruisant psychologiquement. En son honneur, elle va décider de rendre justice elle-même et partir en quête de ce monstre pour le tuer, loin de se douter de toute l’étendue de l’univers criminel qui l’entoure.

Le concept d’une vengeresse est gageur, les bases du scénario sont intéressantes, mais le développement est poussif et l’exécution maladroite. Si j’ai eu grand plaisir à retrouver la ravissante Jeon Jong-seo de l’excellent The Call, et qu’elle électrise toujours autant l’écran, ni les chorégraphies ni la mise en scène ne rendent correctement justice à l’action, toujours un peu brouillonne. De même, la cohérence global est mauvaise, montrant l’héroïne tantôt en difficulté en 1 V 1, tantôt pleinement à l’aise face à un hangar entier de truands. Pareillement, elle enquête péniblement et se prend des murs tout du long, pour finalement tout résoudre avec une facilité déconcertante en dix minutes à la fin. Un équilibrage à la truelle, pour du « divertissement » vite oublié.

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