Sacrifice

26 octobre 2026 0 Par Antoine


Sacrifice
2026
Romain Gavras

Népobaby en puissance dont les quatre précédentes œuvres (qui ont échappé jusqu’alors à ma curiosité) ont eu très peu d’impact, le fils de Gavras s’est vu dérouler un tapis rouge assez fou avec un casting international d’envergure, que des A-liste en puissance, pour un budget probablement conséquent de la part de Netflix. Lui qui a côtoyé la jet set, est sorti avec une grande star de la musique puis une mannequin reconnue, outre le casting c’est le concept même du film qui semblait prometteur : montrer que tout le délire écolo et moralisateur de l’élite n’est que poudre aux yeux, pur effet de com. Seulement avec une post-production chaotique de deux ans, on pouvait sentir les problèmes arriver…

Acteur de renom qui a connu récemment un déboire qui a quelque peu entaché sa réputation, Mike Tyler (Chris Evans) va avoir l’occasion de redorer son image au travers d’un prestigieux gala autour de l’écologie et du réchauffement climatique. Seulement voilà, en plein milieu dudit gala, un groupuscule écoterroriste va débarquer, menaçant tout le monde d’une fin du monde imminente dont la seule solution est de calmer dame nature en sacrifiant trois personnes, qui devront être jetées au beau milieu d’un volcan.

Le concept du film était gageur, son casting dingue : Anya Taylor-Joy et Vincent Cassel parmi les acteurs principaux, et Salma Hayek et John Malkovich qui passent une petite tête aussi. Ici, on adore se moquer des bobos gauchiasse, la guerre de l’image Vs la réalité intérieur est une des plus grosses hypocrisie jamais vue, et le cinéma est lui-même une immense source de pollution entre les transports, énergie pour le tournage, puis l’énorme quantité d’électricité pour les cinémas puis serveurs pour la télévision et le streaming. Une idée louable, et quand le film démarre, on a envie d’en rire, tout en étant fasciné par quelques très belles images de décors dantesques et de nature majestueuse. Seulement voilà, le film est en réalité à la fois trop premier degré, donc pas tant dans la comédie, voir pas du tout, et il ne semble même pas comprendre son propre message avec son revirement encore plus premier degré qui atteint des niveaux de stupidité effarante. On passera aussi sur tout ce qui entoure le volcan tant les scénaristes semblent avoir oublié que la lave c’est chaud, et le périmètre autour n’est pas magiquement à température ambiante. On en ressort même stupéfait par la vacuité phénoménale du long métrage, n’ayant en réalité absolument aucun point de vue, ne racontant rien et n’ayant même pas l’attrait de nous faire rire avec un sujet qui y prêtait pourtant si bien. Un bel étreint pour un vide absolu.