Bridget Jones : folle de lui


Bridget Jones : folle de lui
2025
Michael Morris

Si la saga Bridget Jones n’a jamais volé très haut, il faut bien avouer que le troisième volet sorti en 2016 arrivait enfin à proposer un divertissement un peu moins convenu et redondant, et après un quart de siècle, l’attachement aux personnages s’est imposé, indépendamment de toute volonté. Et cette fois il semblerait que le concept évolue un peu, s’osant à un peu moins de légèreté.

Décidément, le bonheur n’est qu’un stade que très transitoire pour notre pauvre Bridget Jones (Renée Zellweger), madame feu Darcy (Colin Firth) puisque le père de ses deux enfants n’est plus, et a depuis également enterré son père (Jim Broadbent). Pleinement entrée dans la cinquantaine, sa vie semblait finie, d’autant qu’ayant arrêté son travail, mais après quatre ans de deuil, elle va décider de se reprendre en main. Qui sait, peut-être que le beau jeune homme du parc (Leo Woodall) ou le professeur Wallaker (Chiwetel Ejiofor) pourraient lui offrir une nouvelle chance dans la vie ?

Si on peut saluer la prise de risque que de détruire ce que la saga avait de plus beau, à savoir la romance entre Bridget et Mark, ici fantôme du passé, il n’empêche que c’est indéniablement un pincement au cœur qui aura du mal à passer. En revanche, quel plaisir que de retrouver Daniel (Hugh Grant) plus en forme que jamais ! Lui qui était absent de l’âge des bébés, mais y faisant tout de même une belle pirouette à son image, sa présence permet de garder l’attache à la saga. D’autant que que ce soit Mark ou le père de Bridget, ils n’ont pas simplement « disparus », l’un est un fantôme avec quelques flashbacks, tandis que l’autre nous offrira une belle mort pleine de tendresse. L’équilibre entre humour, avec notamment le retour d’Emma Thompson en gynéco / psy toujours aussi drôle, et émotion, avec le fait d’affronter le deuil et la dépression, est plutôt bon, même si on comprend vite que l’étalon est une perte de temps alors que Chiwetel Ejiofor explose de charisme à l’écran. On notera la présence de Nico Parker en babysitteur, dont l’année 2025 a décidément été une belle explosion dans sa carrière. Avec néanmoins une absence de sortie en salle aux Etats-Unis et un peu moins de 140 M$ dans le monde, alors que tous les précédents avaient dépassés les 200 M$, c’est probablement la fin de l’histoire pour la blonde la plus écervelée et maladroite qui soit, en espérant qu’elle puisse enfin jouir tranquillement de son happy ending.

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