Les Cartes du mal

23 avril 2026 0 Par Antoine


Les Cartes du mal
2024
Anna Halberg, Spenser Cohen

Loin d’être mon genre de prédilection, d’autant que souvent insupportable à regarder en salle dû au spectateur de base de ce genre de production (du jeune qui se déplace en groupe, se marre comme du gros débile et fait autant de perturbation sonore que visuelle), j’attend souvent une sortie sur les plateformes pour leur laisser une chance, comme c’est le cas ici avec sa récente arrivée sur Netflix. On s’attaque cette fois à un sous-genre classique de l’horreur : le slasher, où un ennemi / monstre / entité attaque et tue un groupe les uns après les autres.

Se faisant un petit séjour dans un manoir, un groupe d’amis va trouver dans le sous-sol une boîte bien cachée et mystérieuse, contenant des cartes étranges à l’intérieur. Ca tombe bien, l’une des filles présentes connais bien ce genre de cartes : ce sont des cartes de tarot, cet art de divination permettant de prédire l’avenir. Elle va alors décider de tirer les cartes à tout le monde, sans se douter que lesdites cartes sont maudites, et qu’en ce faisant elle allait jeter une malédiction sur tous.

Typiquement le genre de film qu’il vaut mieux voir alcoolisé, ou au moins prendre au second degré tant le concept est rincé jusqu’à l’os avec une application au mieux paresseuse. Des jeunes, une malédiction qui va les faire mourir les uns après les autres, avec bien sûr le tout tenant debout uniquement grâce à une absence de communication, une réaction tardive et des décisions toujours plus débiles. Le casting fait un peu de la peine, la seule tête « connue » étant Jacob Batalon (le pote de Spider-Man depuis le second reboot Homecoming), avec l’éternel coup de la « star » qui va soit mourir au tout début, soit rester le plus longtemps possible. Comme toujours pour l’essentiel du casting, sauf Jacob, c’est du jeune très propre sur lui / elle, plus gravure de mode que véritable acteur, sonnant d’autant plus comme une série B récréative. Reste une mise en scène efficace, pour de l’effroi facile mais réussi. Mieux vaut ne rien en attendre et regarder ça d’un œil distrait pour se divertir tant bien que mal.