Nature prédatrice

19 avril 2026 0 Par Antoine


Nature prédatrice
2026
Tommy Wirkola

En attendant le retour de son Père-Noël vengeur, le réalisateur Tommy Wirkola à qui l’on doit des films bourrins et sympathiques comme Witch Hunters et Violent Night mais aussi une incursion SF aussi originale que ultra violente (genre de prédilection visiblement), Seven Sisters, vient s’essayer à un mélange de deux genre : le film catastrophe, et le film « attaque de requin », le tout sur Netflix. Bah, ils avaient pas déjà Sous la Seine ? Si si, mais vu le carton (pour rappel plus gros succès non anglophone de toute la plateforme, et de très loin), autant réitérer la formule.

Mon Dieu, attention une tempête approche ! Arf, encore un coup des médias, que du flanc, je bougerais pas de chez moi ! Oh merde c’était vrai… Oh putain l’inondation de malade ! Bigre quel est cette forme triangulaire qui se déplace dans l’eau ? Aileron ? Quesaco ? Bon, il est grand temps d’aller piquer une petite tête, cette eau totalement opaque m’a l’air bien bonne !

Les gars les requins c’est archi terrifiant, ça bouffe des humains à longueur de journée jsuis sûr ! Euh comment dire, on attribue en moyenne 4 décès par an aux requins sur l’ensemble de la planète… Oh les gars, j’ai appris l’existence d’un truc de dingue, le requin bouledogue ! Avec un nom pareil, pour sûr c’est un giga monstre ! Euh pas du tout, ça fait à peu près la taille d’un humain, faudrait vraiment qu’il se sente en grand danger pour attaquer un humain, et le bouffer jamais de la vie… Oh imaginez les gars une tempête et paf, de l’eau partout et des requins bouledogue qui attaquent en masse dans une ville américaine ! Mais c’est juste pas possible, ce sont des chasseurs solitaires, et ils vivent en zone tropicale, jamais t’en verrais aux Etats-Unis donc… Voilà on tient notre film, let’s go appelons Netflix ! On devrait l’inviter à un diné avec des gens comme lui, on se marrerait bien^^

Comment dire, le scénario semble au mieux une blague cherchant à être le plus con / récréatif possible, et mieux vaut en rire qu’en pleurer, mais même là l’humour est inexistant, contrairement à Sous la Seine qui a clairement un sous-texte nanardesque quasi assumé. Côté effets spéciaux, on oscille entre lamentable et tout juste passable, donc mieux vaut avoir un ou plusieurs verres dans le pif pour l’apprécier, et encore. Les acteurs sont au mieux risibles (Djimon Hounsou s’y est perdu), mais surtout le scénario est constamment mauvais, jusqu’à une fin qui pop de façon brutale, avec une eau qui se retire d’un coup miraculeusement, alors même que juste avant tous les enjeux avaient déjà été désamorcés. Un genre déjà bien usé, et cette nouvelle itération n’apporte vraiment pas grand chose.