Evangelion : 1.0 You Are (Not) Alone

4 octobre 2026 0 Par Antoine


Evangelion : 1.0 You Are (Not) Alone
2007
Kazuya Tsurumaki, Hideaki Anno, Masayuki

Manga culte et anime de légende, Evangelion est globalement un monument de la culture japonaise qui rayonne à travers le monde entier, traversant les générations en gardant cette aura mystique. Si l’anime reste aujourd’hui encore incroyable (et j’y reviendrais dessus dans les prochains jours d’ailleurs), les techniques d’animation évoluent bien évidemment, et en 2007 (2009 en France) a commencé un projet dantesque : réinventer l’histoire dans une quadrilogie cinématographique d’envergure. Attendant fébrilement la conclusion pour m’y plonger, sortie en 2021 au Japon et 2023 en France, j’avais alors eu un sérieux manque de temps à l’époque, que je comble désormais.

Le monde fut frappé par le passé par non pas une, mais bien deux extinctions de masse, aussi appelés « contacts » dans la mesure où les cataclysmes ont toujours résulté en un contact entre des Anges, venus de l’espace, et les êtres primaires, cachés au sein de la NERV, entité militaro-politique japonaise basée à Tokyo3, construite en dessus des reste de Tokyo. On suivra Shinii Ikari, fils du directeur de la NERV, qui pour une raison inconnue est le seul capable de piloter l’EVA 01, être hybride mi organique mi machine conçue pour lutter contre les Anges, qui tentent inlassablement de provoquer un troisième contact, qui signifierait la fin de l’humanité.

La question n’est pas de savoir si Evangelion est un chef d’œuvre ou non, c’est quelque chose de déjà acté tant cette relecture biblique a marqué l’histoire. En revanche, l’intérêt des films se posait, sans vraiment susciter non plus d’inquiétudes tant le matériau de base est extraordinaire. Et effectivement, ce premier film reprend les prémices avec brio, se montrant des plus fidèles, sans trop de concessions. La durée des 4 films étant de 7h37 contre près de 12h pour l’anime et le film de conclusion, on pouvait craindre de grandes coupures, mais en tous cas elles ne sont pas dans ce premier métrage. La qualité d’animation est incroyable, absolument sublime, d’une fluidité parfaite, épique et se permettant même de tenter quelques réinventions de certains Anges, toujours fidèles à leur design de base, mais avec quelques ajouts subtils. Bien sûr, ce premier pan de l’histoire est assez frustrant, n’expliquant rien et n’ayant pas encore notamment la pilote emblématique du 02, mais c’est en tous cas une version magnifiée de l’anime, en attendant que l’histoire prenne réellement son envol.