Star Wars : Episode III – La Revanche des Sith

Star Wars : Episode III - La Revanche des Sith
2005
George Lucas

Après deux épisodes pas vraiment convaincants, mais regorgeant d’idées et de potentiel, George Lucas va tenter de parfaire sa stratégie en proposant une histoire plus sombre et mature avec le spectre de Vador et la montée en puissance du côté obscur de la force.

Suite à la grande bataille introduisant les clones comme armée de la République, le conte Dooku (Christopher Lee) pu s’échapper et a même pu depuis former un apprenti : le général Grievous. Ces derniers ont aussi kidnappé Palpatine, le chancelier suprême. Pour les contrecarrer, le conseil décide d’envoyer deux Jedi : Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor), promu maître, et son coéquipier Anakin Skywalker (Hayden Christensen), libéré du statut de Padawan et a donc les cheveux plus longs. Une fois la formalité du sauvetage passé, Anakin se retrouve entre deux feux : Palpatine qui abuse de son pouvoir pour propulser Anakin et de l’autre, le conseil des Jedi, bien décidé à le brider. Mais après un rêve comme celui pour sa mère, mais ici au sujet de Padmé (Natalie Portman), il se mettra en quête d’une solution pour déjouer la mort. Le côté obscur de la force en est-il la réponse ?

Très très grande évolution scénaristique ! L’histoire est « forte », sombre, prenante et regorge de clin d’oeil (tel les hommages musicaux), tous amenés avec le plus grand soin. Ça y est, le lien est fait et assez bien fait. On regrettera seulement, cohérence oblige, le caractère particulièrement horrible de la fin puisqu’elle détruit à la fois les héros physiquement et dans nos coeurs, les seuls restant sombrant dans le désarroi. Mais ce qui permet toute cette cohérence, c’est surtout l’évolution considérable accomplie par Hayden Christensen qui arrive à se dresser au statut de héros charismatique, probablement dû à ses cheveux. Pour ce qui est de la qualité graphique, pas de grand changement, c’est toujours aussi beau, notamment dans les effets de lumière, sauf en ce qui concerne les êtres non-humains. Néanmoins, la réalisation a elle aussi mûrie et donne lieu à des scènes très réussies. George Lucas a finalement réussi à améliorer son concept et livre là une transition parfaite vers les trois plus vieux films, quoique postérieures du point de vue de l’histoire.

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