Rêve

C’était une belle après-midi d’automne : le ciel était dégagé et l’air encore chaud. Pris d’une soudaine envie de grand air, je m’étais mis sur un banc jonchant les rives du lez. Puis d’un coup, comme attiré par le ruissellement de l’eau, je m’avançai vers le point le plus proche. C’est à ce moment là qu’une « connexion » eut lieu et que la gravité elle-même se mit à changer, de sorte qu’un mur d’eau se retrouva devant moi. Et progressivement, je m’enfonçais dans les abysses, m’éloignant définitivement de la surface. Rapidement, je fut plongé dans le noir le plus total. Et pourtant, après plus de deux minutes d’immersion, l’oxygène ne semblait pas être un problème. Mais les minutes passaient et l’idée de rester seul dans le néant jusqu’à ma mort ressemblait à une prémonition. J’essayais de focaliser mes pensées sur le contact de l’eau, mais en vain… À la place, je me remémorais un passage du film « La Cité des anges », celui où Nicolas Cage raconte à son collègue les différentes réponses que lui ont donné ses patients sur ce qu’ils ont préféré durant leur vie. Et moi, qu’est-ce que ce serait ? Après une longue réflexion, une réponse claire m’est apparue : le plaisir charnel et spirituel de dormir blotti contre la personne que l’on aime et ressentir son être comme partie intégrante de soi.
Soudain, une lumière apparue au loin. Était-ce elle ? Alors que tout espoir avait disparu, que toute volonté avait quitté mon corps, cette lumière m’ensorcelait et je nageais le plus fort possible. Plus j’approchais et plus cet ange de lumière m’apparaissait comme la silhouette d’une femme. Mes yeux me jouaient-ils un tour ? Non, impossible, elle était bien là devant moi et réelle : la fille de mes rêves.

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