Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
2011
Steven Spielberg

Tintin, oeuvre mythique d’Hergé qui aura passionné des gens du monde entier, en particulier Steven Spielberg qui s’en sera inspiré pour la saga Indiana Jones. Un premier projet cinématographique estampillé Tintin et réalisé par  Spielberg devait déjà avoir lieu en 1983, avant la mort de Hergé. L’idée reprit en 2001 mais une question se posait : acteurs live ou dessin animés ? Il est vrai que vu la qualité des production live française, le choix était suicidaire. Et finalement, grâce à une avancée technologique, le projet abouti avec le système de « motion capture », c’est à dire la reconstitution des expressions faciales d’un acteur sur un modèle 3D. C’est ainsi qu’est né Tintin…

L’histoire reprend plus ou moins fidèlement deux ouvrages de notre héros à la mèche rousse : Le Secret de la Licorne, évidemment, et aussi Le Crabe aux pinces d’or. Alors que Tintin (Jamie Bell) se promenait au marché, en compagnie de son fidèle fox-terrier Milou, il vit une maquette d’un très beau trois mats : la Licorne. Mais après l’avoir acheté, plusieurs hommes ont tenté de le lui racheter, qu’importe le prix. Etant un reporter et grand aventurier dans l’âme, il décida de mener l’enquête sur le mystère de ce bateau. Il trouvera en effet un indice caché dans un des mats. Ivanovich Sakharine (Daniel Craig), désireux de mettre la main sur le trésor indiqué par l’énigme, fait prisonnier Tintin et l’embarque dans un cargo en direction d’une troisième maquette contenant l’ultime indice. A bord du bateau, Tintin fera la rencontre du capitaine Haddock (Andy Serkis). Ensemble, arriveront-ils à percer le mystère de la licorne ?

Je suis personnellement un adepte des BD de Tintin, sans être pour autant un grand fan. D’un point de vu fidélité à l’oeuvre original, on peut dire que l’ambiance est respectée, à mi-chemin entre film policier et film d’aventure. Si les énigmes sont intéressantes, notamment grâce à l’excitation communicante de Tintin, le côté policier a tendance à plomber le film par moment car de manière générale, l’histoire n’est pas très solide ni riche. On se délectera bien sûr des âneries des Dupont/Dupond ainsi que des ruses de Milou et de l’alcoolisme chronique de Haddock. D’un point de vu graphique, on est très proche de la bande dessinée, les personnages sont très ressemblants, bien qu’on puisse croire à du live par moments grâce à une finesse des décors exceptionnelle. C’est surtout vrai dans des environnements riches de base, comme une ville, ou du moins autre chose qu’un cargo, de l’eau ou un désert. La 3D du film est utilisée de façon classique, à savoir donner une impression de profondeur mais toujours pas d’images qui sortent de l’écran. Mais globalement, on est ébloui par les graphismes. On a donc là une adaptation de très bonne facture qui bénéficie d’une grande richesse visuel et qui, grâce à une BD ayant fait ses preuves et le talant de Spielberg, prend de l’ampleur et nous offre une aventure épique.

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