Sherrybaby

Sherrybaby
2009
Laurie Collyer

Une histoire à priori potentiellement belle et émouvante et surtout Maggie Gyllenhaal en personnage principal, plutôt beau programme. D’autant que force est de constater qu’elle est encore plus belle en blonde et qu’avec son côté bronzé ça fait très sexy. Mais est-ce que ça fait un film ? Pas sûr…

Après trois ans de prison, Sherry (Maggie Gyllenhaal) obtient une liberté surveillée. Maintenant qu’elle peut refaire sa vie et qu’elle est sevrée depuis plus de deux ans, sa seule préoccupation est de retrouver sa fille dont elle avait laissé la garde à son frère et sa femme. Mais une fois arrivée, l’accueil ne fut pas des plus chaleureuses. Si sa fille était très heureuse de la revoir, quoiqu’un peu déstabilisée, sa famille adoptive n’est pas très encline à laisser une ancienne junky reprendre une fille qu’ils ont élevé seuls et qu’ils considèrent comme la leur. Pire encore, ils l’obligent à appeler sa mère « Sherry ». Ce qui devait être un nouveau départ va se révéler être une mise en abyme…

Si le sujet est fort et intéressant, le résultat est très loin des attentes. Il ne s’agit pas de la quête de rédemption espérée puisque il faudra attendre la toute fin du film pour constater une quelconque évolution positive de la mentalité néphrétique de la mère. Et s’il n’y avait que ça mais non, le film se paye le luxe d’être mou et plutôt répétitif. De plus, même si Maggie Gyllenhaal est magnifique, ça n’est pas une raison pour l’habiller en pute, lui faire dire des trucs obscènes et l’exposer nue à longueur de temps. Et se taper Danny Trejo s’est pas très valorisant, même si à 67 ans il reste pas mal (63 pendant le film). Et à partir du moment où on comprend la suivit dramatique du film, la suite devient beaucoup trop prévisible. Bref, ça n’est pas le film émouvant escompté même s’il n’est pas dénué de qualités dramaturgiques.

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