La Dame en noir

La Dame en noir
2012
James Watkins

La magique saga Harry Potter s’est éteinte il y a quelques mois et bon nombre des acteurs ne feront plus rien ou très peu de leur vie. Pour l’ex héros à la cicatrice, Daniel Radcliffe, les choses semblent bien différentes. Après avoir eu le rôle titre dans deux films (sorti directement en DVD chez nous), il nous revient dans l’un films d’horreur les plus médiatisés qui soit (les Resident Evil & Co étant plus pour moi des films d’action). Et partout dans le monde, c’est une acclamation dans les salles, avec même actuellement un pharaonique 31 millions $ en Angleterre, pays de production du film. Que nous réserve cette adaptation de Susan Hill ?

Après nous montrer une magnifique séquence où trois petites filles qui se suicident, le film nous présente son personnage centrale : Arthur Kipps (Daniel Radcliffe). Ce notaire londonien (du XIX°) n’a pas la vie facile entre sa femme morte à l’accouchement et ses problèmes d’argent. Sa déprime visible nuit à son travail et son employeur lui pose un ultimatum : s’il ne mène pas à bien une vente, il sera renvoyé. Il est chargé de mettre en ordre les papiers d’une vieille maison dans des marais situés près d’un petit village, suite à la mort de Jennet Humfrye, l’ancienne propriétaire. Sur place, l’accueil est glacial, les gens l’évitent et font tout pour qu’il rentre au plus tôt chez lui. Quels terribles secrets cache cette ville maudite ? Pourquoi les enfants se suicident-ils ? Quels fantôme abritent les murs de la maison du marais ?

Le film est un véritable retour aux sources du cinéma de l’horreur. Plutôt que de balancer du trash, de ne rien montrer ou balancer une énième fois des zombies, le film joue la carte de la maison/ville hantée et de ses fantômes aux motivations et à la bienveillance inconnues. Le film s’apparente même plus à un thriller puisqu’il s’agit avant toute chose d’une enquête sur l’ancienne détentrice de la propriété. Sans être spécialement innovateur ou original, le scénario est clair, indiscutable et intéressant. Le meurtre d’enfants et l’absence de censure donnent un côté très sombre au film. Il y a d’ailleurs un talent absolu dans l’utilisation des effets sonores et visuels pour faire frissonner voir sursauter le spectateur. L’ambiance est oppressante et nombreuses sont les scènes à vous glacer le sang. Et plus encore, Daniel Radcliffe, qui commençait à devenir bon dans les derniers Harry Potter, prouve définitivement son talent de comédien et sa présence imposante derrière la caméra. Un bonne surprise assurément.

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