Quantum of Solace

Quantum of Solace
2008
Marc Forster

Après le succès tonitruant de Casino Royale, la suite n’a pas mit long feu à aboutir, permettant ainsi à Daniel Craig de renfiler son costume de 007, qui avait convaincu les plus septiques de son charisme d’agent secret. Et pour cette nouvelle mission, le film a reçu une grosse revalorisation budgétaire, accordant 200 millions $ de budget, de quoi faire exploser de belles choses bien chers.

Suite directe du précédent film, l’action démarre une petite heure après seulement. Sur les traces des meurtriers de Vesper, James Bond (Daniel Craig) à mit le doigt sur une organisation secrète redoutable qui serait déjà implantée dans tous les réseaux et infrastructures, y compris le MI6, service des renseignements secrets britanniques, dirigé par M (Judi Dench). Son enquête le mènera à un certain Dominic Greene (Mathieu Amalric), chef de l’organisation Planète Greene, censée être un mouvement écologique, mais qui trempe en réalité dans de sales affaires. Plus qu’une simple mission, il s’agit de vengeance pour Bond.

Première scène, première erreur. Une grosse course poursuite où les assaillants ratent continuellement leur cible et où les voitures de sport hors de prix finissent en taule froissée. On retombe dans les facilités aguicheuses peu glorieuses. Heureusement, on retrouve un Daniel Craig en très grande forme et qui y met de sa personne lors des vraies scènes d’action. Malheureusement, le changement de réalisateur n’est pas bénéfique, au contraire : les affrontements sont fouillis, les courses floues et bancales, et l’image manque de personnalité. Côté histoire, son enquête est une nouvelle fois très bien structurée et nous emmènera aux quatre coins du globe, variant habilement les décors. Néanmoins, ça peine à décoller et les complots n’ont pas fière allure. Mais le principal problème vient des personnages. Peu travaillés et sous-exploités, on déplorera des James Bond Girl inutiles (Gemma Arterton, Olga Kurylenko), des acolytes effacés, et surtout un Mathieu Amalric sans aucun charisme et complètement risible face au Chiffre. De plus, on ne pourra pas non plus compter sur les dialogues piquants du dernier film : rien de bien mémorable ici. La formule reste efficace et ce James Bond a une prestance incroyable, et sa seconde opération a peut-être plus d’envergure, mais elle manque de panache, d’ambition et de classe. Rien de rédhibitoire ni d’alarmant mais ce petit coup de mou est décevant.

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