Twilight – Chapitre 3 : hésitation

Twilight - Chapitre 3 : hésitation
2010
David Slade

Difficile de le nier, si les deux premiers films ont rameuté les fans du livre de Stephenie Meyer et les jeunes filles puériles qui s’extasient devant des corps musclés, son univers vampirique est loin d’être intéressant, ses acteurs pas transcendants, et son romantisme est presque comique. Mais avec un Tentation à plus de 700 M$, il n’y avait aucune hésitation quand à la nécessité de faire les suites. Après tout, pourquoi se fatiguer à faire un bon film quand les spectateurs n’y prêtent même pas attention ?

Pour cette troisième histoire, qui commence directement à la fin du dernier, la terrible vampire Victoria (Bryce Dallas Howard) revient à la charge pour se venger et réclame le sang de Bella (Kristen Stewart), responsable de la mort de son amour. Pour se faire, et échapper aux visions d’Alice, elle montera indirectement une armée, en mettant à sa tête une recrue soumise à son charme, et qui sera composée de jeunes vampires ivres de sang. Malgré leur haine mutuelle, Edward (Robert Pattinson) et Jacob (Taylor Lautner) vont faire alliance pour protéger la femme qu’ils aiment.

Le synopsis le laisser clairement entendre, ce troisième film prolonge la querelle amoureuse autour de Bella. Mais heureusement, il ne s’agira plus de l’unique sujet du film, puisqu’une menace sous-jacente rôde et donne un peu plus de consistance à l’histoire. Mais bien évidement, cela ne suffit largement pas à combler les deux heures du films, qui souffre toujours du même problème de lenteur que ses prédécesseurs. Néanmoins, le scénario nous gratifiera de quelques passages bien venus : les flash-back. Mystérieux (ou insipides, c’est selon), certains membres de la famille Cullen se dévoileront au travers de petites histoires racontant leur passé et leur métamorphose, pimentant un peu le film. Le rythme s’en retrouve amélioré et ces personnages gagnent en profondeur. Le casting reste ce qu’il est, mais le temps fait son effet et les intervenants paraissent plus sympathiques. Par contre, l’ensemble sonne toujours un peu débile, la poésie facile et peu imaginative (alors qu’il y aurait tant à faire avec de pareils paysages), et les loups font irrévocablement pitié. Le miracle était évidement impensable, mais le résultat est en nette amélioration, et le film en serait presque divertissant. Espérons que le mariage qui doit suivre ne soit pas trop nian-nian…

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