Benjamin Gates et le Trésor des Templiers

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers
2004
Jon Turteltaub

Quand Disney décide de s’attaquer à l’histoire en y mêlant le producteur des Pirates des Caraïbes, qui a contribué à l’excellent Prince of Persia, ils ne le font pas à moitié. Pour cette immense chasse au trésor, les plus grandes personnalités et les hauts-lieux de l’histoire américaine nous mèneront vers l’héritage des Templiers, caché par les francs-maçons.

De père en fils dans la famille Gates, on se transmet un vieux message de 1832 que Charles Carols, franc-maçon, aurait légué à l’un de leurs ancêtres : « le secret repose avec Charlotte ». Qui est cette Charlotte ? Un mystère jamais élucidé, jusqu’à aujourd’hui. Benjamin (Nicolas Cage), dernier descendant de la famille Gates, a trouvé cette fameuse Charlotte : un ancien navire piégé dans la glace de l’Arctique. À l’intérieur, un autre indice, indiquant la présence d’un plan au dos de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, le papier le plus important et le mieux gardé au monde. Mais comment faire pour mettre la main dessus ? Pour son associé Ian (Sean Bean), il n’y a qu’une solution : la voler. Mais il n’en est pas question pour Ben, qui décide de se mettre à dos un homme près à tout pour obtenir le Trésor des Templiers. Mais face au mépris des autorités pour cette menace, Ben n’a plus seule solution : voler avant l’équipe de Ian la déclaration d’indépendance.

Le principe de chasse au trésor rempli d’énigmes est un thème peu fréquent, surtout en dehors des films d’enfants. Et ici, l’équipe du film s’est encadrée de véritables spécialistes en histoire et en enquêtes criminelles, pour assurer une cohérence maximale au film. Alors bien sûr, entendre d’un bout à l’autre parler de Benjamin Franklin, Paul Rever, George Washington et autre père fondateur et grande figure franc-maçonne, le tout dans des édifices emblématiques américaines, ça peu paraître un peu excessif, surtout avec tout le tintouin sur la déclaration d’indépendance. Mais c’est justement ça qui est bon : le rapport historique ultra travaillé et indiscutable, et pourtant si improbable tellement c’est gros ! Deux heures durant, on suivra un Nicolas Cage en forme olympique qui nous balade de monument en monument, nous résolvant des énigmes très lyriques avec une aisance déconcertante, citant à tour de bras des figures historiques, étalant son savoir. Grosse aventure où l’action fuse, le film peut aussi compter sur une bonne dose d’humour sur le certain manque de professionnalisme des personnages et leurs innombrables bourdes. Le spécialiste tout désigné est Justin Bartha, qui campe ici l’assistant et meilleur ami de Gates. On retrouvera aussi Diane Kruger et Jon Voight, dans les rôles respectifs de l’archiviste embarquée par accident et du père de Ben. Bref, un casting de prestige et qui fonctionne très bien. Donc malgré un thème arriviste et pas très original, la structure et le rythme de l’enquête, ainsi que le charisme de ses protagonistes, font de ce film un grand divertissement.

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