Hansel & Gretel : Witch Hunters

Hansel & Gretel : Witch Hunters
2013
Tommy Wirkola

Assurément l’un des plus gros cartons de ce début d’année, le film a certes connu un succès modeste aux Etats-Unis (55 M$), mais il a littéralement explosé à l’étranger, dépassant prochainement le cap des 200 M$ cumulés. Une réussite qui avait pourtant de quoi laisser perplexe : une revisite du conte pour enfants germanique des frères Grimm sur deux frères et sœurs qui font face à une vilaine sorcière après avoir manger une partie de sa maison en sucre.

Le film nous propose donc de découvrir la suite du conte, et donc ce que sont devenus ses protagonistes. Traumatisés par cette rencontre, Hansel (Jeremy Renner) et Gretel (Gemma Arterton) ont décidé de vouer leur vie à ce qu’il a failli leur arriver n’arrive à personne d’autre, en chassant les sorcière. Fraîchement engagés dans une ville, ils sont chargé de retrouver les enfants disparus et de tuer les sorcières qui en sont responsables. Mais la mission ne sera pas facile entre une sorcière particulièrement virulente (Famke Janssen) et un passé qui les rattrape.

Avant même que le film ne commence, une question se pose : c’est quoi ce délire ? D’un coup d’un seul on transforme une petite histoire de deux enfants pas sages en grosse bastonnade contre des vilaines sorcières hideuses. Un détournement qui n’est pas sans rappeler Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires, bien que le sujet s’y prête beaucoup mieux ici. D’ailleurs, l’histoire est plutôt inattaquable puisque la chasse aux sorcières est presque logique, et qu’en plus de ce principe on retrouve des personnages bien définis et une trame de fond intéressante liant passé et culte. Le film n’est pas trop mal réalisé, les effets spéciaux passent bien (sauf le géant, un peu raté), et les acteurs s’en sortent très bien (notons au passage la présence de Thomas Mann en apprenti en herbe). Comptant aussi sur un excellent rythme, un humour revigorant et de grosses scènes d’action, le film s’impose très facilement malgré son mélange fantastique et sanglant qui ne payait pas de mine à priori. Bonne surprise donc que ce bon gros délire survolté, qui ne trouvera probablement pas écho en dehors des jeunes et des jeunes adultes, mais qui s’avère bien sympa.

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