Trance

Trance
2013
Danny Boyle

Réalisateur de génie ayant donné dans tous les genres cinématographiques, Danny Boyle nous revient avec un thriller psychédélique. Reprenant les codes du cinéma noir, il sondera l’âme humaine à l’aide d’une méthode d’hypnose appelée la transe.

Des fois on oubli des choses, des choses pourtant vitales. C’est le cas de Simon (James McAvoy), commissaire-priseur qui n’a pas su s’arrêter à temps. Joueur de poker compulsif, il a perdu des sommes colossales qu’il ne peut rembourser. Et le jour où une toile de maître d’une immense valeur fut livrée à son travail (Le vol des sorcières de Goya, estimé à 25 M£), il y vu une opportunité unique. Il a alors contacté Franck (Vincent Cassel), un malfrat local, pour monter l’opération. Mais au moment de lui remettre le colis, Simon lui donna un coup de taser, avant qu’il ne l’assomme en retour. Or à l’ouverture du paquet, la toile avant été enlevée du cadre : Simon les avait doublé. Malheureusement, le coup que Franck lui porta à la tête lui causa une commotion cérébrale et il ne se souvient plus de ce qu’il est advenu de la toile, la torture n’y changeant rien. Ne pouvant clairement pas laisser filer pareil butin, ils firent appelle à Elizabeth (Rosario Dawson), une hypnotiseuse qui tentera d’entrer dans l’esprit de Simon et d’y retrouver le tableau.

L’histoire de base semble assez simple : un vol d’envergure. Un coup qui semble assez facile, plutôt bien organisé, mais sans véritables enjeux, du moins autres que financiers. Néanmoins, bien qu’il n’y ai pas de rapport direct, l’ambiance de l’enquête / hypnose n’est pas sans rappeler Inception, tant on retrouve ce rythme, cette bizarrerie, ce suspense et cet enchevêtrement d’histoires. Après le rêve dans un rêve, voici l’hypnose dans l’hypnose, à tel point que passé un certain point, il est impossible de savoir si ce qu’on voit est la réalité ou une illusion suggérée. C’est à devenir fou. Et tout cela prend sens avec un final pas révolutionnaire mais assez énorme qui lie le tout avec brio en nous faisant prendre conscience du travail méticuleux et dantesque qu’à suscité l’histoire. Pas folichon aux premiers abords, le scénario va vraiment prendre son envol et nous surprendre, notamment grâce aux acteurs avec un trio de tête brillant, la France étant dignement représentée. Mêlé à une réalisation d’exception, le film se montre particulièrement convaincant, malgré le relatif manque d’originalité entre le vol et le milieu gangster. Donc sans révolutionner le genre, Danny Boyle nous offre une version particulièrement soignée et réfléchie.

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