Scary Movie 4

Scary Movie 4
2006
David Zucker

Bande de cons… À peine plus regardable que les autres, Scary Movie 3 a relancé la franchise, faisant repartir les recettes à la hausse (141 M$ Vs 220 M$). Alors quand le public en redemande, pourquoi se priver ? Cette fois-ci, le cinéma a offert quelques hits d’envergure à détourner : principalement Saw, La Guerre des mondes, The Grudge et Le Village.

Engagée comme aide à la personne âgée, Cindy (Anna Faris) va vivre quelques moments mouvementés dans la maison où elle travaille : elle est hanté par la fantôme d’un enfant vengeur. Mais tout cela n’a que peu d’importance face à la menace qui pèse sur la Terre : une invasion de robot / poulpe géant a commencé. Pour sauver notre monde, elle va se mettre en quête de la solution contre l’envahisseur. Apparemment, le père de son nouvel amant, vivant reclus dans une sorte de communauté d’amish, connaîtrait leur point faible.

D’emblée le film laisse perplexe : si il y a un soupçon de potentiel comique dans la scène d’introduction, il est tout de même d’une rare bêtise de prétendre que quelqu’un peut se « tromper de pied » quand il s’agit d’une amputation par automutilation. Mais les espoirs de grandeur tomberont avec des passages aussi fins qu’un suicide au viagra, ou une référence à Brokeback Mountain version quasi porno. Et avec le combat de boxe sur le ring, on touche des profondeurs alarmantes tant l’exaspération nous gagne. Mais outre la désastreuse parodie d’invasion extraterrestre et les autres clin d’œil foireux, au delà de l’humour scatophile et gras, deux trois passages s’en sortent mieux, surtout le jeu de la fin, le peuple dérivé du tueur au puzzle étant presque une trouvaille. Mais il ne faut pas rêver, le film nous laissera avec une scène d’interview télévisée insupportable de stupidité, prenant fin sur une note particulièrement indigeste. Sans doute l’une des pires saga de l’histoire, qui a su prouver que les américains devraient s’abstenir de faire des films parodiques tant ils en sont incapables.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.