A perdre la raison

A perdre la raison
2012
Joachim Lafosse

À l’image de Camille Redouble, voici un nouveau drame de « comment perdre deux heures » à cause d’une critique irraisonnablement bonne sur le journal télé. Mais heureusement, il est l’heure de rétablir la vérité !

Voici donc l’histoire « passionnante et bouleversante » de Murielle (Emilie Dequenne) la pondeuse. Croyant à son histoire d’amour avec Mounir (Tahar Rahim), elle se fera piégé dans un mariage blanc où son seul rôle sera de lui donner un fils et ses papiers. Et à son grand malheur, ses trois premiers enfants seront des filles, reniées par leur père devenant d’années en années plus colérique et dédaigneux. Pire encore, leur situation précaire les oblige à s’en remettre entièrement au père adoptif de Mounir, André (Niels Arestrup), docteur ayant accepté lui aussi un mariage blanc. Dans cette vie que personne n’a choisit, aigreur et désillusion les régissent, et Murielle va peu à peu sombrer dans la folie jusqu’à commettre l’irréparable…

Peut-on vraiment appelé ça un scénario ? On suit péniblement un couple de branleurs où le mari vie au crochet de son père qui s’en prend pourtant plein la gueule pendant tout le film, et où la femme est une institutrice pourrissant ses élèves et passant de toute façon tout son temps en congé maternité. Un quotidien insipide et un fond peu élogieux de la culture arabe où tous sont décrits comme des incapables fainéants. Et puis c’est long, mais long… La chute libre de la mère porteuse nous entraîne nous aussi dans un état végétatif, et même la fin qui aurait pu marquer un semblant d’intérêt est ratée de par la mise en scène cabotine. Tout simplement une insulte au cinéma qui ne mérite que notre dédain.

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