Before Sunrise

Before Sunrise
1995
Richard Linklater

Plutôt vachement bien accueillie par la critique, la saga Before s’est récemment vue prolongée par une troisième histoire. Trois films et aucun visionnage au compteur, un fait qui aurait pu – et qui aurait dû – en rester là, mais un duo composé d’une frenchy et de Crocs-Blancs, ça attise la curiosité. Un pêcher assurément, d’autant que le courage me manquera pour continuer…

Y’a t-il un scénariste dans l’avion ? Non, très certainement pas. C’est non seulement une insulte au spectateur mais aussi une preuve de la nonchalante fainéantise de ces derniers. Tout prit place dans un train, où, dérangée par deux allemands se disputant, Céline (Julie Delpy) va changer de place, s’asseyant à côté Jesse (Ethan Hawke), un américain voyageant en Europe. Attiré par la beauté de cette petite française sexy, il va l’inviter à manger, faisant connaissance, puis va la convaincre de le suivre à Vienne pour une petite journée de tourisme dans un cadre romantique. Mais cette journée ensemble sera probablement la seule de leur vie.

Pas d’histoire, juste deux jeunes fougueux qui passent un jour ensemble à discuter et à flâner. Du cliché de romance assez affligeant entre l’américain chaud lapin au fort accent, et la parisienne bobo ultra gauchiste, féministe et donc cruchasse. Deux jeunes antipathiques donc, aux conversations aussi plates qu’insipides, surtout elle, qui ne manque pas une occasion de montrer toute l’étendue de son étroitesse d’esprit bien modulée à l’image de la femme dédaigneuse et rageuse, et aux idéaux criminels. Et puis ça claque de l’argent de partout avec une insouciance ahurissante, parlant d’amour avec une bêtise désarmante. Du Roméo et Juliette en mode mielleux et tout aussi improbable et mélodramatique, inutilement s’entend bien. On aimerait y croire au début, mais rien à faire, ça lasse, ça stagne et même la fin ne saura changer la donne. Et que c’est mou, une horreur ! En somme, à moins d’un formatage intellectuel sponsorisé par les médias ou d’un niveau de romance aussi stupide que les histoires de Shakespeare, l’ennui est très très présent. Donc si vous aimez ce film, toutes mes condoléances, votre interprétation est au mieux naïve, mais dans tous les cas une remise en question s’impose.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *