Les Mondes de Ralph

Les Mondes de Ralph
2012
Rich Moore

Film de « Noël » (même s’il n’a rien avoir avec cette fête) de Disney de l’année dernière, le film s’était largement imposé avec 471 M$ de recettes pour un budget de 165 M$. En projet depuis de nombreuses années (voir décennies), le film nous plonge dans l’univers des jeux-vidéos, nous mettant en proie avec un méchant fatigué de faire le mal. Au programme, on retrouve un grand panel de personnages emblématiques vidéo-ludiques comme Browser (Mario), les combattants de Street Fighter, Sonic et son ennemi juré Robotnik, Pac-Man et bien d’autres.

Coincé dans une borne d’arcade depuis 30 ans (donc le film se passe dans une dizaine d’années, le jeu n’ayant pu sortir au mieux qu’au début des années 90 vu les graphismes), Ralph (François-Xavier Demaison) est le méchant du jeu « Fix it Felix Jr. » où il démoli inlassablement des immeubles que doit réparer le gentil Felix. Ne se retrouvant plus dans ce mode de vie où il tient inlassablement le mauvais rôle, il se mit en quête d’une médaille, ce bel objet brillant que reçoivent les héros des jeux. Boycottant sa borne, il remplacera un soldat de Hero’s Duty, mais se lancer dans une guerre contre des monstres aliens n’est pas évident. Une petite sortie non sans conséquences : délesté de son démolisseur, son jeu d’origine est déclaré en panne, menaçant de fermeture ses anciens « collègues ». Pire encore, son incursion pourrait avoir relâché un virus de la pire espèce…

Si le film est bourré de clins d’œil et de références sur des jeux-vidéos très populaires, on le comprend assez vite, ils ne servent pas tellement la trame de fond. L’histoire tourne principalement autour de trois univers totalement fictifs et inventés pour le film : celui de Ralph et Felix où l’un démoli quand l’autre répare, Fix it Felix Jr. ; celui des soldats intergalactiques affrontant de terrifiants insectes extraterrestres, Hero’s Duty, avec la sergente Calhoun ; et enfin Sugar Rush, un lieu coloré et composé exclusivement de bonbons où des petites filles s’adonnent à la course de kart. Le fait de vouloir incorporer au paysage des personnages connus mais de ne pas les faire intervenir est une réelle déception, tant le procédé se limite à du racolage. De même, l’histoire d’un méchant qui veut devenir gentil en aidant une petite fille, même avec un problème de virus derrière, ça sonne pas très nouveau, et le cadre informatique n’y change rien. Un scénario donc un peu faiblard, d’autant que les personnages de Ralph et de Vanellope, la petite fille de Sugar Rush, ne se montrent pas très attachant. On regrette de plus le manque de finitions sur certaines idées pas assez exploitées, comme l’association des méchants anonymes, qui, traitée plus intelligemment, aurait pu tenir de la petite perle. Ce qui déçoit aussi dans le film, c’est les graphismes : malgré un budget particulièrement conséquent, le film n’impressionne nullement. Pire encore, la direction artistique est mauvaise et on sature de la redondance des décors. Bon malgré tout le film reste sympathique et on suit l’histoire sans trop d’ennui, mais entre une histoire bancale et un humour cucul, les adultes ne s’y retrouveront que très moyennement.

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