Lancelot, le premier chevalier

Lancelot, le premier chevalier
1995
Jerry Zucker

Entre tous les films et toutes les séries qui ont raconté l’histoire de Arthur et ses chevaliers de la table ronde, difficile de ne pas tout savoir dessus, mais revoir cette légende sous un autre jour peut être intéressant, d’autant que cette superproduction de l’époque reposait sur un beau casting et surtout des moyens considérables : 75 M$, du lourd. Malheureusement, cela était sans prendre en considération le talent inégalable des américains pour se torcher avec l’histoire.

Souvent les productions centrées sur ce thème se concentrent sur Merlin ou le roi Arthur, mais ici on la revit de par les yeux de Lancelot (Richard Gere), alors simple mercenaire aventureux. Vagabondant dans les forêts de Brocéliande, il tombera un jour sur une charmante créature répondant au doux nom de Guenièvre (Julia Ormond), dont il tomba immédiatement sous le charme après l’avoir sauvé d’un terrible guet-apens. Malheureusement, cette dernière, non dénuée de sentiments à son égard, doit respecter la parole qu’elle avait donné : elle est promise au roi Arthur (Sean Connery). Pendant ce temps, le malfaisant Méléagant fomente une révolution.

Oh le choc ! Le saviez-vous, Guenièvre et le roi Arthur n’ont jamais été marié ? Le saviez-vous, Lancelot est devenu roi après la défaite de Méléagant ? Et la liste est longue : pas de Merlin, pas de T à Camelot (à la prononciation, et ça fait saigner les oreilles), pas d’Excalibur, pas de dame du lac ou autre forme de magie. Pas de doubleur officiel non plus, les deux grandes têtes d’affiche n’ont pas leur voix françaises normales. Des faits qui passent mal, mais ça n’indique pas vraiment la qualité du film. Car une fois passé le choc du bouleversement historique, il faut reconnaître que cette romance épique entre Lancelot et Guenièvre a ses bons moments, le preux chevalier étant pas mal charismatique. On appréciera tout particulièrement les démonstrations de force, comme le sauvetage du début, le jeu d’adresse ou l’évasion maline. Le début est de manière générale intéressant, mais les choses se gâtent par la suite. On s’enlise avec l’histoire de Méléagant, Arthur est une déception continue, et on voit le film s’éterniser avec une dernière heure poussive qui n’arrive jamais vraiment à nous faire vibrer lors des batailles. Globalement le film est bien fait voir très bon au début, mais il ne tient pas la longueur et l’ennui se fait pesant par moments.

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1 réponse à Lancelot, le premier chevalier

  1. madeleine dit :

    c trop de la merde ta raison!!!!

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