2 Guns

2 Guns
2013
Baltasar Kormákur

Carton de l’été, le film avait en effet su mettre en avant dans sa bande-annonce une situation pour le moins embarrassante et gênante : deux flics de deux unités différentes, qui croyaient se faire mutuellement tomber, se rendent compte après un braquage de leur bourde. Une orientation moderne des films d’action, de plus en plus tournés vers la comédie, mais facilité n’est pas gage d’efficacité.

Comme dit précédemment, on suit deux agents gouvernementaux : Bobby (Denzel Washington) des stups (service chargé de la surveillance et de la répression du marché de la drogue) et Stig (Mark Wahlberg) des services de renseignements de la NAVY (branche maritime de l’armée). Pensant tous deux intégrer le milieu des cartels mexicains grâce à l’autre, ils avaient chacun prévu de cambrioler une banque qui démasquerait un baron de la drogue, mais les choses vont mal tourner. Sur place ils ne pensaient trouver que trois millions de dollars, mais s’en sont quarante de plus qu’ils découvrirent. Un imprévu qui leur fera tomber toutes les emmerdes de la Terre sur leurs gueules.

Oui, le principe du film est plutôt bon et le duo marche du tonnerre. Deux acteurs charismatiques en mode galère mais quand même vachement chanceux. Quelques répliques bien senties, deux trois scènes d’actions musclées, mais globalement le film peine un peu à convaincre. Cartel, police, armée, FBI et CIA, rien que ça. L’histoire nous embarque dans une mêlée improbable où on ne s’étonnerait même pas d’y croiser le KGB ou les services secrets britanniques tant chacun semble venir réclamer du pognon de toute façon très sale. Typiquement le genre de film en roue libre où les héros ne font qu’improviser tout du long en espérant que ça passe, et effectivement, ça passe. Une fusillade à vingt morts, deux survivants, forcément eux. Les événements arrivent sans trop de logique et même si on ne la cherche pas vraiment, ça démontre un certain laxisme en matière d’écriture, et certaines scènes pourtant clefs sonnent faux, comme la plupart des gags qui tombent à plat. Du bon gros film qui se laisse voir de par son dynamisme et sa bonne humeur, mais il ne faut pas trop chercher à le comprendre.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.