The Best Offer

The Best Offer
2014
Giuseppe Tornatore

Malgré un casting international assez prestigieux et un succès d’envergure en Italie (son pays d’origine), ses sorties limitées dans les autres pays du monde, spécialement la France, ont fait que je n’avais jamais entendu parler du film. Puis voilà que Durendal le cite parmi son top 10 des meilleurs films de l’année, et si certains de ses choix sont discutables, cela vaut au moins la peine de s’y intéresser. Et effectivement, sans mériter autant d’éloges, le film est très bon.

Commissaire-priseur de renom, Virgil Oldman (Geoffrey Rush) est un grand passionné d’art, non seulement imbattable pour déceler l’authenticité d’une œuvre, mais en plus doué d’un don de voyance pour savoir quel artiste deviendra un grand nom dans les années à venir. Il n’hésite pas d’ailleurs à participer à ses propres enchères avec son ami Billy (Donald Sutherland), qui achète les toiles pour son compte. Un jour, au détour d’une estimation pour une maison, il va découvrir d’étranges pièces d’un ancien rouage, morceaux, d’après son ami Robert (Jim Sturgess), d’un automate. Mais plus passionnant encore, il va faire la connaissance de la propriétaire des lieux, Claire, personnages aussi envoûtant qu’insaisissable de par son agoraphobie aiguë.

Dans un cadre de musée, le film nous berce d’œuvres magnifiques, magnifiées par une réalisation sobre, très classe, et renforcée par la musique discrète mais non moins efficace. Un style très renaissance au niveau architectural, allant à merveille avec les personnages très British du film, formidablement interprétés, notamment en ce qui concerne Geoffrey Rush, exceptionnel dans ce film. L’histoire est excellente sur le principe, nous faisant une belle démonstration d’un milieu méconnu, mêlant deux sous-intrigues passionnantes : celles de l’automate et de la mystérieuse propriétaire des lieux. Un très beau film qui pourrait être prit en modèle tant c’est remarquable de professionnalisme. En revanche, l’histoire déçoit un peu de par sa prévisibilité, même si on peine à croire la fin tant elle manque d’envergure compte tenu des possibilités offertes. Un potentiel pas pleinement exploité donc, n’enlevant rien de sa superbe au film, mais il y avait mieux à faire.

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