Machete Kills

Machete Kills
2013
Robert Rodriguez

Gag devenu réalité, Machete a fait rire bien des gens, proposant une aventure complètement barrée et surréaliste sur un mexicain increvable qui manie la machette comme personne, et aux pieds de qui les filles se jettent sans restrictions. Le succès fut au rendez-vous, et la blague des fausses-suites est finalement devenu une prédiction puisque trois plus tard débarquait cette suite. Mais après tout ce temps, le souffle est retombé.

Après avoir lutté contre un politicien véreux, Machete (Danny Trejo) est cette fois chargé de mettre fin aux agissements de cartels mexicains, pour faire plaisir à un dangereux personnage qui menace d’envoyer une bombe sur les Etats-Unis, à la demande expresse du président (Charlie Sheen) en personne. Une mission périlleuse tant tout le monde veut le tuer, mais heureusement, c’est le meilleur.

Une fois oui, deux fois non. On retrouve pour ainsi dire le même film, bardé d’incendiaires (Jessica Alba, Michelle Rodriguez, Amber Heard, Sofia Vergara, Vanessa Hudgens, Lady Gaga) et de gros guests (Mel Gibson, Antonio Banderas), avec un même humour décalé, mais la sauce ne prend plus. Que le film est un aspect dégueulasse, avec des armes totalement factices aux détonations massacrées en post-prod, que le scénario soit une vaste arnaque et que les acteurs en fassent des caisses, soit, on ne pouvait que s’y attendre d’ailleurs. Le vrai problème, c’est que les personnages sont trop nombreux, trop bâclés, trop vite effacés. Comme si les acteurs étaient payés à la minute et qu’on soit en mode économie extrême. Plus grave surtout, c’est que le second degré n’est plus, remplaçant directement le premier. En résulte des gags trop terre-à-terre, plus lourds, moins percutants et d’une immense redondance. On sourit de temps à autre, mais clairement cette suite n’avait pas raison d’être, et avec une chute vertigineuse (17 M$ Vs 44 M$) le public ne s’y est pas trompé, coupant normalement tous crédits pour une possible aventure spatiale, qui aurait pu proposer un contenu plus original certes, mais l’overdose est déjà consommée.

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