Reversion

Reversion
2016
Christopher Nolan, Roland Emmerich

Evénement majeur dans l’histoire du cinéma, la rencontre de deux des plus grands cinéaste de leur génération, Christopher Nolan et Roland Emmerich, s’est faite autour d’un film catastrophe d’une ambition sans précédent, et le moins que l’on puisse dire est que le rendez-vous dépasse de très loin toutes les attentes générées. Déjà d’un point de vu financier le monstre dévore tout sur son passage, ayant engrangé plus de 1,5 milliard en seulement deux semaines, et le record détenu par Avatar tombera à n’en point douter. Mais niveau critiques le mastodonte impose là aussi le respect, culminant à 99% sur Rottentomatoes et 9,8 sur IMDb, ce qui en fait le blockbuster le plus apprécié de l’histoire. Et quand on voit le résultat, c’est une évidence.

2022 sera l’année du cataclysme. Le professeur John C. Bogard (Leonardo DiCaprio) avait tenté de prévenir le monde, mais le gouvernement (représenté par Sean Connery, le président, et Sylvester Stallone, le conseillé) a caché la vérité au peuple car de toute façon la fin du monde ne pouvait être empêchée, les laissant sans la moindre préparation face à la plus grande catastrophe de l’histoire : une inversion des pôles. Durant l’été 2022, les pôles magnétiques de la Terre vont s’inverser, laissant la planète sans la moindre gravité pendant plusieurs minutes. Les objets, les gens, les océans vont alors se soulever, et les retombées vont tout dévaster.

Nom de dieu quelle claque ! Bien sûr, avec deux spécialistes du genre et un budget avoisinant le demi-milliard, on s’attendait à du très grand spectacle, mais le film atteint un tel niveau de réalisme et d’immersion que s’en devient presque indescriptible. Le cinéma a tout simplement fait un bond spectaculaire, prouvant non seulement que la 3D peut encore nous surprendre quand elle est bien faite, mais qu’en plus alliée aux sièges amovibles (DBox), elle peut littéralement nous transposer dans le film. Voir des immeubles entiers s’engouffrer dans le ciel, l’eau du globe se surélever avec une poésie incroyable, pour au final voir le tout s’écraser dans un déluge de destruction et de violence, c’est tout simplement magnifique. Il y a trop de plans hallucinants pour tous les citer, mais le bal des voitures et la séquence du stade de foot comptent parmi les expériences les plus fortes de l’histoire du septième art. Une perfection de tous les instants en terme de visuel, trouvant toujours l’angle le plus vertigineux pour filmer, et y ajoutant en prime des effets de lumière à se damner, prouvant que la destruction est la plus belle forme de création. Filmer le Big-Bang n’aurait pas autant d’impact que cette purge d’effets-spéciaux. L’histoire est un peu prétexte à ce déluge, mais vu le résultat on pardonnera facilement, d’autant que les personnages font preuve d’une belle écriture, avec des comportements brillants et des dialogues épiques. On notera d’ailleurs la surpuissance du casting, avec pour les femmes Sigourney Weaver, Scarlett Johansson, Nicole Kidman et Emma Stone, et côté homme Matt Damon, Matthew McConaughey et Jean Dujardin. Un film historique donc, qui s’impose sans mal comme une référence absolue en la matière, et prouve aussi que la cinéma n’a pas fini de nous faire rêver.

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4 Responses to Reversion

  1. Anaïs says:

    Beau poisson d’avril, j’y ai cru !

  2. Julien says:

    Pour l’année prochaine, essaie d’avoir un peu plus d’imagination.
    Déjà, Nolan et Emmerich ?! Pourquoi pas un scénario de Jonathan Nolan et Uwe Boll ?
    Et le pitch copié / collé du canular du 1er avril dernier d’e-Penser, c’est un peu… dommage ! Et du coup, ça fait perdre toute crédibilité à ton histoire.
    Et niveau acteurs, Scarlett Johansson est franchement mauvaise (cite-moi UN film dans lequel elle joue vraiment bien ?). Et Jean Dujardin, je l’aime bien, mais il faudrait qu’il arrête les films américains. Ça ne lui réussit pas franchement…

    • Antoine says:

      Bah justement, Emmerich c’est la démesure et Nolan a les idées pour, mais n’arrive pas à l’imposer autant que son homologue, le duo pourrait se compléter. Pour le scénario, c’est fait exprès, c’est pour le clin d’œil.
      Sinon pour Scarlett Johansson y’a Match Point et Nouveau départ où elle est pas mal.

  3. Julien says:

    Emmerich c’est pas de la démesure, c’est juste de la daube.
    Et SJ, effectivement, dans ces films, elle est, comme tu dis, « pas mal ». C’est tout.

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