Et (beaucoup) plus si affinités

Et (beaucoup) plus si affinités
2014
Michael Dowse

Sorti au Canada sous le titre The F World (F pour Friendship, l’amitié), le film avait reçu pas mal de prix au festival de Toronto, récompensant à la fois son casting, son réalisateur et son scénario. Une belle réussite pour cette petite comédie romantique indépendante, bien que les résultats en salle n’aient pas suivi (seulement 8 M$ arrachés dans le monde). Il faut dire que le coup de l’amour qui né entre deux amis, on l’a déjà expérimenté un paquet de fois au cinéma, et beaucoup n’ont pas cherché à voir plus loin.

En miette depuis qu’il a découvert sa copine entrain de le tromper, le décidant à quitter un cursus médical dont les valeurs ne lui correspondaient plus, quelques années plus tard Wallace (Daniel Radcliffe) va à nouveau tomber amoureux quand à la fête de son meilleur ami (Adam Driver) il va rencontrer la cousine de ce dernier, Chantry (Zoe Kazan). Seulement voilà : elle a déjà un copain, depuis cinq ans même, et pas question de briser un couple. Amoureux de l’ombre, il se contentera alors de devenir son ami.

Le scénario en lui même est difficilement défendable tant le film ne réinvente rien. On a le coup de foudre, l’amour impossible, les sous-entendus et les occasions manquées, puis on nous fait valser, rager de l’attente jusqu’à un possible dénouement heureux tant attendu. Une construction classique à outrance, respectée à la ligne près jusque dans ses moindres rebondissements. Mais alors qu’est-ce qui vient sauver le film d’une profonde platitude ? Eh bien tout d’abord son ambiance, cynique, pleine de discutions sarcastiques. On sent que c’est du cinéma d’auteur, car les dialogues sont très soignés, et le reste du temps les messages passent par le jeu des acteurs, absolument parfait pour chacun d’entre eux, notamment la copine du meilleur ami, Mackenzie Davis, belle découverte. Doté d’une durée assez courte, le film se laisse suivre grâce au charisme de ses protagonistes, véritable force de ce récit commun. L’idée était aussi de faire rager le spectateur face aux innombrables occasions manquées, et si l’idée n’est pas très heureuse, elle est efficacement appliquée. Si le genre du romantisme vous débecte ou que le casting ne vous attire pas plus que ça, le film risque de vous laisser froid, mais la petite touche indé fera son office autrement.

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