The D-Train

The D-Train
2015
Jarrad Paul, Andrew Mogel

Espèce d’abruti de moi même ! C’est bien simple : absolument tous les signes sans exception étaient au rouge, un rouge vif bien dégueulasse même. Incapable de se trouver un distributeur malgré son duo d’affiche assez solide, le film fut obligé de se brader à Sundance où il fut racheté pour seulement deux millions de dollars, soit beaucoup moins que son budget. Bénéficiant d’une belle sortie nationale (plus de mille salles), le film aurait dû être du coup une superbe affaire commerciale, mais il signa le huitième pire démarrage de l’histoire (en terme de moyenne par copies) puis s’effondra dans des propensions dantesques. De plus, il s’agit d’une comédie américaine, chose que je ne supporte quasiment plus. Mais qu’est-ce qui m’a prit…

Tradition pour ainsi dire absente de par chez nous, les retrouvailles entre anciens élèves d’une même classe fait partie intégrante de la culture américaine, et en tout bon américain moyen qui a une vie minable et qui regarde vers le passé avec nostalgie, Dan Landsman (Jack Black) fait tout pour mettre au point une telle réunion. Seulement voilà : tout le monde de son ancienne école s’en fout royalement, et personne ne souhaite venir. En voyant une pub nationale dans laquelle figure le gars le plus populaire de son école de l’époque, Oliver Lawless (James Marsden), il va tout faire pour le convaincre de venir à la fête, car avec lui tous les autres vont rappliquer.

Se rappeler le bon temps, retrouver d’anciens potes, faire le point sur sa vie, regarder en face ses vieux rêves de jeunesse : que des bons sujets, potentiellement drôles ou tragiques. L’histoire du film ne partait pas d’une mauvaise idée, et il y a d’ailleurs beaucoup de bonnes choses, à commencer par le personnage mystique de Lawless dont rien que le nom fait rêver. Un personnage classieux, formidablement représenté, mais il n’est malheureusement pas tout seul, et c’est ça qui fait tout basculer. Au même titre que Kathryn Hahn qui partage sa vie avec lui dans le film, on subira cet espèce de connard obèse, arrogant, égoïste, stupide, sans gêne, menteur et tête-à-claque de Dan, véritable girouette destructrice. Il massacre à lui seul tout le film de par son comportement néfaste, ses remarques honteuses et ses actions détestables. À cause de lui, le film est à la limite de l’insoutenable et on fini noyé par tant de bêtise.

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