Love & Mercy

Love & Mercy
2015
Bill Pohlad

Véritable phénomène des années 60-70 qui a réussi à implanter la culture pop aux Etats-Unis, les Beach Boys ont marqué l’histoire de l’industrie musicale, faisant entrer dans la légende une pléthore de titres encore aujourd’hui incontournables. Tête pensante du groupe qui a été à l’origine de la plupart de leurs chansons, Brian Wilson n’a pas eu une vie des plus faciles, et s’il est désormais pleinement rétabli et enchaîne les concerts comme à la belle époque, il a connu plusieurs périodes de troubles sur lesquels le film revient.

Le film, présenté sous forme de biopic, se concentre donc sur deux périodes clés de la vie de Brian Wilson (Paul Dano / John Cusack) : la fin des années 60, début 70, avec la création de l’album Pet Sound, qui voulait révolutionner le genre mais causera surtout la dissolution du groupe, puis les années 90, alors que Brian a touché le fond, diagnostiqué schizophrène et soigné par le docteur Eugène Landy (Paul Giamatti), ce qui n’empêchera pas une certaine Melinda (Elizabeth Banks) de tomber amoureuse de lui et tout tenter pour le ramener à la raison.

À l’époque tout semblait possible, plus facile, plus beau, plus magique. Présentation pas forcément originale mais plutôt efficace, le film met en exergue la légèreté de la folie des années hippies face au réalisme dépressif d’une époque presque contemporaine, mais pas encore complètement désabusée, où le rêve existe encore et où des déesses d’une beauté ahurissante telle que l’époustouflante Elizabeth Banks peuvent encore nous surprendre. Plus qu’une biographie sur le personnage fou et maladif du plus créatif des Beach Boys, le film est surtout l’histoire du combat de toute une vie, à la recherche de l’amour, au plus près de sa passion. Une histoire moins intéressante que son contexte, malgré l’excellence de l’interprétation du personnage principal dans sa jeunesse, largement moins convaincante dans la seconde époque, mais même le contexte de l’époque aurait mérité un plus grand approfondissement tant on ne s’éloigne que trop rarement de Brian. Un petit film très loin d’avoir la classe ou la puissance d’un Good Morning England, mais on replonge volontiers dans ces années bonheur.

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