Sinister 2

Sinister 2
2015
Ciarán Foy

Depuis quelques temps, un nouveau type de film d’horreur a fait son apparition : la suite du pauvre. Le principe est simple, on prend un film d’horreur qui a bien marché et qui fut apprécié, souvent emmené par une star reconnue qui a contribué à offrir ses lettres de noblesse au film, et on fait une suite sans la star en copiant le principe de base avec plus oui moins de respect. Cette année on a déjà eu La Dame en Noir 2, et voici une seconde pauvresse moins honteuse mais clairement inutile.

Ça vous dit de voir un film d’enfant ? Méfiez-vous si le fantôme d’un petit enfant fait une telle proposition au votre, car il pourrait bien être envoyé par le Croquemitaine. Ce dernier a pour habitude de pervertir l’âme d’un enfant et de lui faire assassiner toute sa famille au cour d’un rituel immortalisé dans un film macabre. L’ex shérif adjoint soupçonné d’avoir été mêlé au massacre de la famille de son ami écrivain (héros du premier film) va continuer l’enquête autour de cette créature démoniaque, espérant pouvoir mettre fin à ses agissements.

Pourquoi pas, mais en fait non. Reprendre un personnage dont on s’en fout royalement, le faire continuer le combat, admettons. Refaire la même histoire avec une nouvelle famille, mouef. Reprendre les mêmes effets horrifiques, notamment les films de mise à mort, c’est chouette mais peu imaginatif. En fait, c’est un plutôt bon film d’horreur, alternant efficacement les jump-scare et séquences de malaise ambiant, peinant à trouver de bonnes idées de fond mais compensant par une excellente mise en scène. Le problème de fond deviendra en revanche particulièrement pénible vers la fin, multipliant les bêtises humaines soûlantes à l’image de l’ex flic qui va super mal réagir face à la menace. On était prêt à pardonner ses facilités, mais le film commettra trop d’impairs dans sa dernière ligne droite. On a notre dose de frisson, faible dose du pauvre d’une suite inutile.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.