Lolo

Lolo
2015
Julie Delpy

Petite comédie franchouillarde qui a fait le plein d’entrées (près d’un million) pendant les vacances de la Toussaint, elle ne pouvait techniquement que cartonner entre son casting, sa réalisatrice reconnue et sa date de sortie optimale. D’ailleurs, on pouvait s’attendre à mieux, mais visiblement les critiques n’ont pas été enthousiaste et le maintient fut mauvais. N’en attendant du coup absolument rien, la surprise fut plutôt bonne.

Il n’est jamais trop tard pour trouver l’amour, mais en attendant, tirer un coup c’est pas mal aussi, et pour ça prendre un bouseux de la campagne c’est efficace. Avec déjà 45 ans au compteur, Violette (Julie Delpy) commençait à désespérer, alors quand sa dévergondée d’amie (Karin Viard) lui conseilla de coucher avec le premier plouc venu, elle obtempéra, portant son choix sur Jean-René (Dany Boon), loser absolu. Pourtant, contre toutes attentes, elle va s’en enticher, le ramenant avec elle à Paris après ses joyeuses vacances. Une folie qui ne sera pas du goût de Lolo (Vincent Lacoste), son fils, qui fera tout pour les séparer.

Faire du premier venu son défouloir sexuel, c’est un grand classique, et qu’un enfant, grand ou petit, vienne s’interposer dans la nouvelle union de l’un de ses parents, c’est aussi extrêmement banal. Pas de quoi partir très confiant donc, et pourtant le film est plutôt amusant et efficace. Ça ne vole pas bien haut, les gags sont attendus et éculés, mais c’est distrayant et le film va bien au bout de son idée, nous réservant de belles surprises à la fin, nous prouvant que l’écriture n’était pas si convenue et que certains détails anodins avaient finalement une très grande importance. Les acteurs ne sont pas au mieux et la réalisatrice conserve certaines de ses tares comme son arrogance et sa nonchalance, aboutissant à une sur-utilisation de l’anglais et quelques dialogues crus très limites, mais pour un thème qui ne payait pas de mine le scénario n’est pas si mauvais et niveau divertissement c’est intéressant.

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