La Dream Team

La Dream Team
2016
Thomas Sorriaux

Sport préféré des français tant dans la pratique que dans le suivi virtuel, que ça soit à la télévision ou en jeux-vidéos, le foot est pourtant assez peu représenté au cinéma, alors même que les quelques exemples ont pour la plupart été de grands succès. On pense notamment à Didier et à Les Seigneurs, tout deux ayant fait pratiquement trois millions d’entrées. Reposant beaucoup moins sur un casting de rêve que les deux films cités, celui ci n’a pas connu un sort aussi favorable : même pas le dixième des entrées du moins populaire des deux. Dommage, car le film ne démérite pas.

Recrutés par les grands clubs à peine rentrés dans les leagues poussins, la plupart des futures stars du ballons rond voient le tournant de leur carrière arriver bien avant leur majorité, et ce fut le cas de Maxime Belloch (Medi Sadoun), repéré par une chasseuse de tête (Chantal Lauby) dès ses 15 ans. Du PSG à Arsenal en passant par l’AC Milan, sa carrière fut exceptionnelle, mais arrivé à 33 ans sa côte commençait à baisser drastiquement, lui faisant multiplier les dérapages aussi bien dans le jeu qu’en dehors du terrain. Puis vint l’incident de trop, la blessure qui pourrait mettre un terme définitif à sa carrière : une jambe cassée. Cherchant à redorer son image pendant sa convalescence, il va retourner dans son village natal pour y entraîner l’équipe locale, celle là même où il a fait ses premières armes.

Point de chien devenu humain ou de transfert improbable, ici c’est une histoire plus classique qui nous attend, celle d’une star déchue qui joue les opérations publicitaires. Jouant sur les clichés et les réalités footballistiques, le film nous montre un connard de base qui va bien évidemment réapprendre les vraies valeurs et enfin s’épanouir en retournant à la campagne, reproduisant ainsi un schéma vu et revu, mais ça n’est pas pour autant que le film le fait mal, loin de là. La séquence d’introduction en mode clip télé est très réussie et la sensibilisation au milieu marche terriblement bien grâce aux présences de véritables joueurs professionnels de divers milieux (Chabal, Karabatic, Lavillenie), et on est agréablement surpris d’entendre la voix des Guignols de l’entraîneur de l’équipe de France, de même que deux commentateurs de prestige (Guy Roux et Christian Jean-Pierre). On retrouve aussi deux grands noms du cinéma français : Gérard Depardieu et Patrick Timsit. Du beau monde dans les réservistes donc, et même si l’histoire est facile et prévisible, le film s’en sort bien grâce à un ton léger et un humour simple et efficace. Une sélection qui tient la route et assure le spectacle.

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