Max

Max
2015
Boaz Yakin

Après deux ans d’attente, ce joli succès qui a plus que doublé son budget sur le seul territoire américain est arrivé en France directement dans les bacs en même temps qu’une pseudo suite du même acabit que les Home Alone 3 et 4 ou les 5 suites de Beethoven à partir du troisième « opus ». Un dédain inquiétant de la part des distributeurs, finalement assez largement injustifié.

Déjà que la fibre patriotique est énorme aux Etats-Unis, grandir dans une famille où le patriarche est un héros de guerre ne pouvait conduire Kyle  (Robbie Amell), le fils aîné, qu’à devenir un militaire et espérer y faire ses preuves. Devenu maître chien et déployé en Iraq, il tombera malheureusement au cours d’une mission, prit dans une embuscade. Malgré tous ses efforts pour prévenir les troupes et sauver son maître, son fidèle chien Max ne se remettra jamais de sa perte, sombrant dans une grave dépression. Incapable de servir sur le front, il sera confié à aux parents de Kyle (Thomas Haden Church et Lauren Graham) et à son frère, espérant y trouver une nouvelle raison de vivre.

On parle souvent des hommes qui risquent leurs vies, mais jamais assez des compagnons canins ou équidés qui ont sacrifié tant des leurs pour nous aider. Si le film est ultra classique entre la teen romance, les méchants dangereux, le chien-chien super gentil mais qui se fait rejeter par le père suite à des malentendus l’incriminant, les moments de stresse où on se dit que le monde est trop injuste et compagnie, le postulat de départ donne plus d’impact. Comme d’habitude, les jeunes sont cons mais voient clair tendis que les adultes se vautrent dans leurs certitudes et leurs principes qui font qu’ils ne se remettent jamais en question. Du basique à outrance, mais une fois encore le chien est adorable, les acteurs sont plutôt bons, le personnage de Carmen est génial et les décors sont sympas. Du film familial classique avec sa mascotte choupi, mais pourtant ça continue de marcher et on en ressort jouasse.

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