Mange, prie, aboie

4 août 2026 0 Par Antoine


Mange, prie, aboie
2026
Marco Petry

Film totalement non corrélé à Mange, prie, aime, peut-être tente t-il d’y faire écho ou de surfer sur son succès vraiment pas mérité tant c’était le vide intégral, ou alors d’avouer à demi-mot que ce voyage censé changer la vie de ses protagonistes n’est qu’une promesse qui ne sera que vaguement tenue. Certes, mais on aura Nodon et des chienchiens toutou mimis.

Deux pédés, une coconne, le lugubre et une politicienne cherchant à racheter son image après des propos pas très canin friendly, tous les cinq vont se lancer dans une thérapie maître / chien dans la Norvège profonde, animée par Nodon, un vrai viking à l’ancienne, ou du moins c’est ce qu’il vend. Une aventure au poil !

Pas grand chose à dire de ce pure produit Netflix, qui comme souvent est assez tiède et sera vite oublié. Des personnages stéréotypés à outrance, une histoire supposément rocambolesque mais qui va vite montrer les signes d’un classicisme à toute épreuve du film familial par excellence. Le couple se dispute ? Ils vont régler leurs problèmes. La fille est dépassée par son chien ? Elle va apprendre à avoir la confiance en elle suffisante pour le calmer. Le lugubre fait peur ? En fait c’est un gars bien et va s’ouvrir aux autres. La politicienne fait une opération de com pour duper les autres ? Elle va évidemment se rendre compte qu’en fait les chiens c’est trop bien. Du scénario sur l’autoroute de la facilité, mais il faut avouer que le film a deux points forts non négligeables : les décors de montagne norvégienne sont extraordinaires, et Nodon est vraiment très drôle avec son numéro de viking. En résulte un film facile, écrit par un enfant de cinq ans, mais pas forcément désagréable.