Man of Steel

21 juin 2013 1 Par Antoine

Man of Steel
2013
Zach Snyder

Malgré des résultats en salle mauvais et un retour critique mitigé, une suite à Superman Retours a été un temps envisagée, fixée même à l’été 2009. Puis finalement vu la qualité et les recettes de la nouvelle trilogie de Batman, Christopher Nolan fut engagé pour écrire l’histoire de Man of Steel, sous la tutelle d’un expert en gros films, Zack Snyder. Bref, que des experts à la charge d’un reboot ambitieux qui a la charge de relancer les DC Comics avec La Ligue des Justiciers en ligne de mir.

Exit le soleil mourant devenant supernova, le destin funeste de la planète Krypton viendra ici de son noyau, épuisé et s’effondrant sur lui même. Conscient que cette issue est inévitable, Jal-El (Russell Crowe) décida de sauver son fils Kal-El en l’envoyant sur Terre, loin des folies expansionnistes des siens. Recueilli par de gentils fermiers du Kansas (Diane Lane et Kevin Costner), Kal-El, rebaptisé Clark Kent (Henry Cavill), a grandi dans la solitude, persuadé que ses pouvoirs terroriseraient les hommes. Mais arrivé à l’âge adulte, cherchant la réponse à son existence, il découvrira, grâce à Lois Lane (Amy Adams), journaliste au Daily Planet (dirigé par Laurence Fishburne) un vaisseau krytonien. Malheureusement, en le réactivant, il révélera sa position au général Zod (Michael Shannon) et ses hommes, d’anciens révolutionnaires de Krypton bannis.

Dès les premiers instants on le sent : le film essaye vraiment de se démarquer de ce qui a déjà été fait, quitte à s’écarter par moments de la vraie histoire, mais gardant le fond. Ainsi, plutôt qu’une bête planète Krypton de cristal assez fade, on y découvre un lieu futuriste et riche, possédant sa propre végétation et son bestiaire. On retrouve un code vestimentaire classieux, une architecture personnelle, une histoire détaillée, et ce peuple extraterrestre s’en retrouve complexifié et bien plus intéressant. Ensuite, jouant sur la chronologie, on suivra simultanément l’éveil de l’héros adulte et l’apprentissage des pouvoirs de l’enfant. Une formation passionnante, tellement qu’on en voudrait plus. En revanche, le commando de super-vilains arrive un peu trop vite, ne laissant pas le temps à Clark d’intégrer le Daily Planet ni de devenir un héros aux yeux de tous. Heureusement, alors qu’on croyait ce point primordial oublié, il revient en force une fois le conflit résolu. Ce dernier est particulièrement colossal, s’inscrivant comme le combat le plus spectaculaire du cinéma. Trop peut-être. Des immortels ravageant des villes, des explosions en pagaille, des effets spéciaux incroyables : que de l’ultime. C’est bien simple, pas un instant de répit dans cette déferlante visuelle stupéfiante. La technique est parfaite, ultra réaliste (à ceci près qu’on se demande bien comment enfiler le costume peut raser la barbe, et aussi pourquoi Lois a t-elle besoin d’embarquer dans le vaisseau), mais tout de même. La barre est placée tellement haut qu’on voit mal comment les suites (on parle même d’une suite dès l’an prochain) pourront faire mieux, ou ne serait-ce qu’égaliser, tant l’affrontement possède une envergure sans commune mesure. Mieux encore, les acteurs sont bons et Superman, en plus de s’offrir un Relooking réussi, s’adjoint un interprète de qualité. Et quand s’en vient la musique, belle et puissante, on pleure devant tant de talent. Un spectacle à la mesure de l’époustouflant Star Trek Into Darkness, c’est dire le niveau. La cuvée 2013 s’annonce exceptionnelle.