Triple Agent

Triple Agent
2004
Eric Rohmer

A la grande délivrance de l’humanité, Eric Rohmer est mort le 11 janvier 2010. Mais malheureusement, on ne peut pas effacer  l’irréparable : ses oeuvres. En 2007, il nous infligeait le très spécial Les Amours d’Astrée et de Céladon qui était un bel exemple de nanar contemporain d’époque, bourré d’anachronismes. Pour ce film, il s’attaque à un sujet qui aura su inspiré des milliers de film : la seconde Guerre Mondiale.

On y suit l’histoire d’un couple vivant à Paris où le mari est russe et la femme grecque. Elle fait de l’art, lui est un espion infiltré en Allemagne. Elle tombe malade, ils partent à la campagne. La guerre s’apprête à commencer, ils partent en Russie pour y devenir général, pour le mari tout du moins. Sur place, il recommence ses trucs d’espions et se fait prendre. Sa femme meurt en 1940 en prison, lui en 1943 après avoir été retrouvé par les services secrets.

Rohmer oblige, les acteurs comptent parmi les plus mauvais de la profession et confondent cinéma et théâtre de boulevard. 90% du film n’est qu’un enchaînement de discutions inutiles et soporifiques. Pire encore, comme pour leurs couper la parole, Rohmer balance au milieu d’une conversation un changement de mois. De plus, il est ridicule de donner un accent commun à tout les non français. Il aurait dû sortir de son trou car allemands, russes, italiens et grecque n’ont pas exactement le même accent, loin s’en faut. Une autre habitude revient aussi : le narrateur surgi de nulle part 15 minutes avant la fin. Du grand n’importe quoi ne validant aucuns critères de qualité cinématographique. Et on ne pourra pas non plus se satisfaire d’un nanar car le film n’est pas drôle… Et soudant, le générique de fin arrive, ouf !

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