Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
2004
Alfonso Cuarón

Malgré les bons états de services du précédant réalisateur, le passage de la saga en mode ados nécessitait visiblement un changement un peu radical. Par contre, le choix de Alfonso Cuaron était douteux tant ses prédispositions étaient inexistantes, étant surtout connu pour La Petite Princesse, en décalage total avec la nouvelle directive.

Comme à l’accoutumé, l’histoire commence durant l’été alors que Harry (Daniel Radcliffe) subissait les désagréments de la cohabitation avec sa « famille ». Suite à quoi le jeune homme fugua précocement du haut de ses 13 (15) ans. Après avoir trouvé refuge dans une auberge pour sorcier, Harry retrouva ses amis Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) qui étaient plutôt inquiet pour lui. Et pour cause, un dangereux criminel répondant au nom de Siruis Black (Gary Oldman) s’est échappé de la terrible prison pour sorcier, Azkaban. Et pire encore, étant celui qui a dénoncé les parents de Harry à Voldemort, il y a fort à parier qu’il va tenter de s’en prendre à Harry…

Ça en devient une habitude : le scénario est aussi plat que l’encéphalogramme d’un footballeur. Mais les acteurs évoluant, l’histoire gagne en maturité et en devient plus intéressante. La représentation symbolique des détraqueurs étant assurément le gros point fort du film, trouvant là un écho nouveau à la lutte entre le bien et le mal, la facilité et la peur. Par contre, il est regrettable qu’un humour catastrophique viennent régulièrement ponctuer le film (tante gonflable, bonbons animaliers, …). En revanche, l’effort en matière d’effets spéciaux commence à payer largement et a même valu une nomination aux oscars. À ce niveau, si les hypogriffes et les détraqueurs sont bluffants, le loup-garou fait peine à voir. À noter que pour une fois, les acteurs passent assez bien avec notamment de nouveaux personnages intéressants. Le bilan reste malgré tout mitigé sur cette nouvelle approche plus jeune, plus dynamique, mais accumulant des fautes de goût en ce qui concerne l’humour. Le film fut d’ailleurs le moins rentable de la saga et de très loin (cumulant 797 M$). Ce qui est compréhensible car même si ses qualités sont indéniables, l’esprit du film s’éloigne un peu trop de la série. Nécessaire avec le recul, mais déroutant.

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