WALL·E


Wall·e
2008
Andrew Stanton

Déjà prévu dans les années 80, le film n’a pas eu le financement, la faute à un sujet qui ne parlerait à personne : l’écologie. Plus de vingt ans plus tard, après avoir obtenu la notoriété nécessaire, le projet vit enfin le jour.

Le film se déroule en 2810 alors que la Terre est devenue une gigantesque décharge à ciel ouvert. Cela fait déjà 700 ans que les humains ont quitté la planète à bord d’un luxueux bateau-spatial de croisière, l’Axiom, amarré près de Neptune. Pendant ce temps, des robots WALL·E (Wast Allocation Load Lifter · Earth Class) sont censés compacter les ordures et nettoyer la Terre pour la rendre de nouveau habitable. L’Axiom envoie de temps à autre des vaisseaux pour évaluer l’état des lieux. La découverte de végétation, jusqu’à nouvel ordre éteinte, marquerait une recolonisation possible et c’est pourquoi des robots-sondes appelés EVE font régulièrement interruption. 700 ans ont passé et il ne reste, probablement, qu’un seul WALL·E. Et un beau jour, il vit débarquer une navette, relâchant une magnifique EVE, bouleversant le coeur du robot nettoyeur. Mais alors qu’il lui montra sa découverte, une plante, elle se figea et se mit à émettre une lueur verte au symbole de feuille. Quelques jours plus tard, la navette revint la chercher mais pas question pour WALL·E de laisser filer l’amour de sa vie, il la suivra jusqu’au bout de la galaxie !

Deux choses hantent chaque spectateur un peu vieux avant le visionnage d’un film d’animation : « Est-ce que ça ne sera pas trop moralisateur ? » « Y a t-il une chance pour qu’une personne intelligente ne s’ennuie pas ? ». Eh bien heureusement, même si une ambiance un peu naïve émane de notre robot, le film ne sombrera ni dans l’humour débile ni dans les grimaces bébêtes. Le côté écolo n’est pas vraiment porteur de morale, il ne sert qu’à introduire une histoire qui jugerait plus la surconsommation à l’américaine et la tendance à se reposer le plus possible sur les machines. Il s’agit en fait d’une comédie-romantique entre deux robots que tout oppose et que l’adversité rejoindra. Le film est d’ailleurs très poétique et tire avantage de la non-humanité de ses principaux protagonistes. On retiendra par la même le ballet volant dans l’espace très beau que se soit sur le plan esthétique que chorégraphique. On notera aussi l’excellent travail sur les décors et les intervenant, que se soit sur le plan du design que de la quantité de détails. On ne sera donc pas étonné que le film est reçu, entre autre, l’oscar du meilleur film d’animation. Cette alliance Disney/Pixar est une franche réussite et la rumeur de plus en plus persistante d’une suite ravira tout le monde.

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