Le Monde (presque) perdu

Le Monde (presque) perdu
2009
Brad Silberling

Voici ce que l’on appel un double échec : financier et critique. Doté d’un très confortable budget de 100 millions, le film n’en a engrangé que 69. De plus, le film fut nominé dans presque toutes les catégorie aux razzie awards. Et pourtant…

Existe t-il des mondes parallèles ? C’est du moins la question à laquelle tente de répondre le très critiqué professeur Rick Marshall (Will Ferrell). Sa théorie est qu’avec de l’énergie tachions, ont peux créer une ouverture vers un monde au delà de l’espace et du temps. Mais étant considéré comme fou, il est aujourd’hui retourné à sa place, dans l’anonymat. Mais un beau jour, une jeune femme, Holly Cantrell (Anna Friel), lui fait part d’une découverte : un fossile de briquet datant de 280 millions d’années, le tout à proximité d’une importante source de tachions. Ni une ni deux, le pseudo scientifique met en place un catalyseur et part avec la jeune fille en direction du secteur à tachions. Sur place, ils prennent un guide, Will Stanton (Danny McBride), et arrivé au point culminant, activent la machine. Tout trois se retrouvent plongés dans un univers incroyable où vivent des dinosaures, des singes et même des lézards humanoïdes.

La connerie du scénario atteint des sommets. Mais bizarrement, plus c’est con, plus c’est bon. Difficile de ne pas exploser de rire lorsque Will Ferrell se recouvre d’urine de dinosaure, se fait aspirer le sang par un gigantesque moustique, chante pour endormir des ptérodactyles ou encore, must du must, lors de son saut à la perche. Tout ce qui entoure le Tyrannosaure est aussi à se torde de rire lorsqu’il ramène une noix gigantesque en référence à la taille de son cerveau, même si le meilleur passage du film reste le coup du homard, mémorable. Mais si le film est aussi drôle, c’est surtout parce que les acteurs sont de vraie buses à un point ridicule. Niveau effets spéciaux aussi on est servi : si le budget permet la meilleur animation possible pour les dinosaures, ceux des hommes lézards et du singe sont lamentables, renforçant plus encore le comique du film. Les décors sont eux aussi splendides ce qui créé un plus grand écart entre le sérieux du travail et la connerie générale. On est à un tel point de bêtise que ça en devient hilarant !

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