Le Maître des sorciers

Le Maître des sorciers
2008
Marco Kreuzpaintner

Ya, ya genau. Das ist eine Deutsche Produktion. Le Maître des sorciers, ou Krabat en VO, est comme son nom l’indique l’adaptation du, apparemment très connu, roman Krabat écrit en 1971 par Otfried Preußler. Le livre fut déjà l’objet d’une adaptation cinématographique allemande en 1977, mais bon…

Krabat, en plus de signifier corbeau en allemand, est aussi le nom de notre héros. Le film se déroule en 1646 lors de la guerre de 30 ans en Allemagne. Le jeune Krabat, alors âgé de 14 ans (il a 16 ans à la fin mais 18 en vrai), est orphelin et va de ville en ville avec deux amis pour mendier. Mais une nuit, une hallucination parlant de corbeaux lui demanda de devenir apprenti dans un moulin. La misère, le froid et la famine le rongeant, Krabat décida de délaisser ses amis et d’aller au moulin. Sur place, en échange d’un toit et de sa nourriture, il devra travailler très dur dans des conditions épouvantable (neige, froid glacial, rations minimalistes, horaires interminables et bizutage). En plus de leur maître, onze autres apprentis vivent au moulin. Mais une fois son initiation finie, Krabat fut mit dans la confidence : leur maître est un sorcier. Il étudiera luis aussi la magie noire et apprendra à devenir fort, faire léviter des objets ou encore se transformer en corbeau. Mais derrière tout ça se cache une vérité bien sombre : chaque année un apprenti est sacrifié pour permettre au maître de survivre…

Maltraitance, froid, famine, esclavagisme, violence, réprimande, frustration et mort sont les maîtres maux de ce film résolument très sombre. N’espérez pas y trouver une étincelle de joie, une seule lueur d’espoir. Oh non ! En regardant un tel film vous subirez au mieux un profond malaise, au pire vous sombrerez dans un désespoir infini. C’est là la force des acteurs, même si le fameux Krabat semble avoir un palet dans la bouche, puisqu’on ressent avec eux cette joie, ce courage, cette volonté de vivre qui nous quitte. L’ambiance du film est incroyablement malsaine et ne ressemble à rien de connu. La qualité graphique est d’ailleurs à souligner tant elle donne une dimension dantesque à ce mal, cette présence maléfique qui nous oppresse. Véritable ovni cinématographique, ce film est un pur remède contre la bonne humeur. Oh gens infortunés, mourants asphyxiés, sachez reconnaître votre bonheur suprême face à la vélocité de l’adversité !

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