The Legend of Zelda : Twilight Princess

Twilight Princess
2006
GameCube

Après un Wind Waker qui a divisé les fans, Nintendo rectifie le tir avec un titre clairement dans la veine de Ocarina of Time, leur plus grande réussite. Mission réussie ?

Graphismes : 16/20

Dès la première scène, les illusions de grandeurs s’envolent : les personnages ont des visages grossiers et les décors sont vides et beaucoup trop pixelisés. D’un point de vu général, les décors, bien que remarquablement diversifiés, sont ternes et manque de détails. Mais d’un autre côté, la machine n’est pas tellement capable de mieux et on se consolera avec un design efficace et des jeux de lumière sublimes, surtout dans le crépuscule.

Jouabilité : 17/20 et 19/20 sur Wii

La prise en main est immédiate et ultra classique pour un Zelda. La formule n’a presque pas évolué depuis l’épisode 64. On retrouvera tout ce qui fait le succès de la série, à savoir les Rubis (quoique disponibles dans des quantités largement trop importante : le sac est en permanence plein), les 20 coeurs, dont 9 par fragments, et bien sûr les éternels objets tels que les flacons, les bombes, l’arc, le grappin, … Mais on retrouvera également des armes originales et excellentes à utiliser : le boulet, sorte de masse d’arme dévastatrice, l’aérorouage, toupie volante (quoique sous-exploitée), ou encore le bâton Anima, donnant vie à des Statuts (mais encore une fois l’item est peu utile). C’est aussi ça le soucis du jeu : beaucoup d’objets et pas forcément d’utilités prolongés. On regrettera d’ailleurs que sur Gamecube, on ne puisse avoir que deux raccourcis vers les items, contre quatre sur Wii. Et bien que dans un premier temps le jeu soit plus maniable sur Gamecube, la version Wii est très intuitive et efficace, et peu se montrer tout aussi précise, voir plus, dans les phases où le timing est primordial. On notera aussi que l’utilisation Wiimote/Nunchuck donne un côté plus épique au jeu. Et pour ce qui est des donjons, on reste dans du grand classique qui ne sortira jamais du schéma petites clefs/carte/boussole/mini boss -> objet du donjon/grande clef -> Boss. La version loup de Link brisera de temps à autre la routine, quoiqu’elle aussi sujette au problème avec la recherche des insectes de lumière.

Durée de vie : 15/20

Comme dans tout Zelda, la durée varie en fonction de l’envie du joueur. En ligne droite, le titre ne vous résistera guerre plus de 25 heures. Si vous voulez avoir les 45 fragments de coeurs et compléter quelques quêtes pour vous renforcer, comptez plutôt 30 heures. Par contre, il me sera difficile de vous conseiller de finir la quête des 60 âmes de fantôme ou encore les 24 insectes car ces deux quêtes sont non seulement très chiantes et très longues, mais elles ne servent en plus à rien ! Car très rapidement, Macaon vous donne la grande bourse (600 rubis) et vous n’aurez jamais besoin de plus et comme il en tombe de partout, inutile de se taper Hyrule de long en large pour dénicher ceux qui vous manque. En effet, la carte du monde est gigantesque, surtout à pied, et les insectes/âmes sont parfois bien cachés.

Bande son : 16/20 et 15/20 sur Wii

Nintendo joue ici la carte de la fainéantise. Si les musiques sont pour la plupart magnifique, un grand nombre d’entre elles sont de simples remixages des jeux Ocarina of Time et A Link to the Past (Zelda 3 sur supernes). Pire encore, le thème principal, celui dans les pleines, grésille outrageusement et aura vite tendance à vous piquez les oreilles. On notera sur Wii que les habituels bruitages, et autres son tel que l’ouverture d’un coffre, sont retransmis via la Wiimote. C’est assez indigeste…

Scénario : 14/20

La saga Zelda a rarement brillé par ses qualités scénaristiques. Néanmoins, le jeu fait preuve d’originalité entre le monde des ténèbres et la version loup de notre héros à la tunique verte. Et à chaque fin de cycle (mort du boss -> récupération d’un artéfact), on en apprend un peu plus sur le monde des ténèbres, Midona et Xanto. Mais cela reste assez faible et la mise en scène mériterait un peu plus de grandiose. Mais on appréciera le côté adulte et sombre, bien que censuré, de cette nouvelle aventure.

Note Globale : 17/20

Chaque Zelda est un évènement immanquable tant ils sont épiques et remarquablement prenant. Et si celui-ci n’est pas exempt de défaut, il n’en fera pas exception. Les mécanismes qui ont fait le succès de la série sont de retour, sublimés mais surexploités. Les donjon sont originaux, intelligent et mettent en scène des boss impressionnant. Mais d’un autre côté, la structure de chaque donjon est identique et leur longueur aurait mérité d’être raccourcie. Et si le plaisir de jouer reste très grand, la redondance du jeu est regrettable. De plus, si l’idée d’un loup pour remplacer occasionnellement Link est très bonne, on se désole de constater qu’il n’évolue pas durant l’aventure, contrairement à sa version humaine qui apprendra sept bottes très utiles. Et de manière générale, on pestera contre une facilité enfantine bien que le manque d’informations et le surplus d’équipement feront que certains passages demanderont plusieurs essais. Mais après tout, Nintendo a répondu à l’appel des fans crachant sur Wind Waker en faisant un Zelda adulte, classique et épique. De ce point de vu là, la réussite est totale.

Test réalisé après avoir fini le jeu sur Gamecube à 100% et à 80% sur Wii.

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