Mince alors !

Mince alors !
2012
Charlotte De Turckheim

Le problème quand on veut voir deux films au cinéma, merci le passe illimité, c’est de trouver un créneau parfait avec genre un quart d’heure de battement. Et malheureusement, après Blanche Neige, le choix jugé le moins pire était celui-ci. Grosse erreur, c’est le cas de le dire…

Dans une société où le taux d’obésité ne cesse de grimper alors que les canons de beauté se veulent de plus en plus minces, avec malgré tout le plus de formes possibles, il est difficile d’être grosse et de s’accepter. Pour Nina (Lola Dewaere), le problème ne se posait pas, elle s’aime comme elle est. – Elle aurait tort de penser le contraire vu la bombe que c’est. – Mais son connard de mari, qui la trompe avec sa meilleure amie, lui inflige la torture suprême : une cure d’amaigrissement. Coup de pied au cul dans son amour-propre. Aimant son mari, la folle, elle accepte de faire cette cure. Mais avec ses deux nouvelles amies Sophie (Victoria Abril) et Emilie (Catherine Hosmalin), la cure sera peut-être une sinécure après tout.

L’obésité est un problème grave entraînant des douleurs terribles, une fatigue chronique et augmentant considérablement le risque de maladie cardiaques et pulmonaires. Vouloir en rire est une chose, le pouvoir en est une autre. Si au début, grâce au charme de son actrice principale, le film passe plutôt bien, les choses vont sérieusement se gâter très vite. Déjà on a du mal à sortir de cette ambiance maladive et pesante (ah ah ah) de cette remise en forme qui montre des gens repoussant pour eux même. Puis après, le film s’embourbe dans des clichés laborieux et maladroits entre la fille qui refuse de vieillir, les dépressives, la cocufié, ou encore la ô surprise « je suis ta mère ». Entre un mal-être omniprésent et des blagues éculées à peine croyable tellement c’est du recyclé (t’es conne naturellement ou tu prend des cours du soir) et des clichés sans arrêts, le film perd peu à peu tout son potentiel pour finir noyé dans la masse « film français pas terrible ». Mais bon, c’était à prévoir…

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