The Company Men

The Company Men
2011
John Wells

La situation globale mondiale n’a cessé de s’améliorer au fil du temps et a atteint son apogée dans les années 90. Mais après l’émergence de certains pays comme la Chine ou l’Inde, la situation des plus grandes nations commença à se détériorer. Et durant la sombre période de mai 2007, la crise du sub-prime a ravagé progressivement le monde entier mettant à mal le système capitaliste, faisant chuter le pouvoir d’achat et exploser le chômage. A tel point que la situation, de mémoire d’homme, n’a jamais été aussi préoccupante.

Le film aborde donc ce sujet grave par le biais d’une société fictive : la GNT, société de chantiers. Mais aujourd’hui, pour répondre aux attentes des actionnaires, véritables patrons et dictateur de la finance, la société licencie du personnel, à commencer par leur directeur régional (Ben Affleck). Puis c’est au tour de leur directeur financier (Chris Cooper) et pour finir, même le créateur (Tommy Lee Jones) se voit remercié. Et avec un chômage (au moment du film) avoisinant les 10%, il est très difficile de se recaser, surtout lorsque l’on est plus tout jeune…

Le sujet n’était pas facile à traiter mais l’approche réaliste et dramatique parait être la meilleure piste possible. De ce fait, toute la gravité et l’ampleur de la situation est restituée à la perfection. Malgré une certaine arrogance et imprudence de croire que tout est éternel, voir des braves gens dévoués et motivés ayant activement œuvré des dizaines d’années durant fait mal. Le monde s’écroule et la fierté et l’amour-propre deviennent nos pires ennemis. Faut-il succomber à la fatalité ? Certainement pas ! Sauf quelques exceptions, le film est très moral sans pour autant être moralisateur puisqu’il remet tout le monde à sa place et plus bas encore. L’histoire est bien rodée, la réalisation est parfaite et les acteurs sont brillants, bien que Kevin Costner semble malheureusement usé. Le sujet étant ce qu’il est, le chef-d’œuvre n’était pas envisageable mais en l’état, le film ne pourrait être meilleur.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.