Lock Out

Lock Out
2012
James Mather, Stephen St. Leger

Avant même sa sortie, le film a fait une erreur de marketing incompréhensible, désastreuse et irrémédiable : son titre. Initialement intitulé MS One : sécurité maximale, le film s’encombrait certes d’un titre long et bizarre mais il avait le mérite d’en avoir un pertinent, original et qui met dans l’ambiance souhaité : la science-fiction. Au lieu de ça, le choix fut porté sur un pauvre Lock Out sorti de nulle part et qu’on semble avoir entendu mille fois. Et quand on change le titre de son film à peine un mois avant sa sortie, on peut largement soupçonner Luc Besson, producteur et scénariste du film, de douter lui même de son projet.

Comme bon nombre des films de ce genre, l’action se déroule dans le futur, en l’occurrence en 2079. Victime d’un complot, ou c’est du moins ce qu’il croit, un policier du nom de Snow (Guy Pearce), se retrouve obligé d’accepter une mission sous peine de se voir plonger en stase trente années durant (condamnations à la Demolition Man). En effet, il se trouve que durant une enquête sur la conditions des détenues à la prison spatiale de MS One menée par Emilie (Maggie Grace), la fille du président des Etats-Unis, un prisonnier s’est échappé et a libéré tout les autres criminels. Elle se retrouve otage de 497 meurtriers et autres violeurs. Pour racheter sa liberté, Snow va devoir s’infiltrer dans la prison, retrouver la fille du président puis prendre la fuite afin de laisser l’armée faire son raid.

Comme promis, le film est un plutôt bon thriller avec une bonne grosse dose d’action et d’humour. L’histoire ne va pas chercher très loin puisque ce n’est qu’un huis-clos dans l’espace consistant en une simple mission de sauvetage avec une petite enquête en trame de fond. Par contre, elle met en avant deux héros charismatiques et sympathiques avec un Guy Pearce gonflé à bloc et avec une bonne répartie et une Maggie Grace sublime et pas si potiche que prévu, elle apporte au contraire un sacré plus. Mais le film est aussi un double gros plantage : la réalisation est médiocre lors des scènes d’action intenses et l’univers n’est pas crédible. Le film se passant supposément en 2079, plusieurs faits entre en conflit niveau cohérence. D’un côté le paysage urbain est quasi-inchangé, les voyages spatiaux impossibles ; et de l’autre, on se trouve en présence d’une immense station spatiale (même pas orbitale puisqu’elle ne se crash pas uniquement grâce à une interaction humaine) avec une innovation technologique aussi compliquée que de dépasser la vitesse de la lumière : la stase, sorte de cryogénisation. En effet, si le corps n’est pas plongé instantanément (en moins de 0.01 seconde) à -200°C, l’ADN est détruit et le réveil est impossible. D’un point de vu scientifique, le film est une aberration. L’idée de départ était bonne et les acteurs assurent bien mais le film est entaché par une réalisation mauvaise et une crédibilité limité.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.