American Pie 4

American Pie 4
2012
Jon Hurwitz, Hayden Schlossberg

Si il a existé quatre épisodes spin-off de la saga en direct-to-DVD avec l’habituel père de Jim (Eugene Levy), la vraie saga American Pie s’était arrêtée il y a neuf ans maintenant. Et réveiller une franchise, c’est toujours compliqué. Chaque année, la rumeur de cette fameuse réunion revenait sans jamais s’avérer exacte. Et enfin, la voilà ! Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Les acteurs voulait se diversifier. Pourquoi revenir ? Ils ont presque tous raté leur carrière. Et sachant que le troisième opus était loin d’être une réussite, difficile d’envisager cet ultime épisode sereinement.

Après tout ce temps, qu’est-ce qui pourrait bien rassembler la quasi intégralité du casting des premiers épisodes ? Facile : une réunion d’anciens élèves (organisée par John Cho). Le temps a passé et Jim (Jason Biggs) et Michelle (Alyson Hannigan) ont eu un enfant, Kevin (Thomas Ian Nicholas) s’est marié, Finch (Eddie Kaye Thomas) est un voyageur, Oz (Chris Klein) a fait carrière à la télé et Stifler (Seann William Scott) est resté lui-même (J. Jones, qui aurait dû jouer le rôle de sa femme, n’a pas voulu signé). Cette réunion sera très importante pour tous : Jim souhaite redonner un coup de fouet à son mariage, Kevin reverra Vicky (Tara Reid), Oz retrouvera son grand amour Heather (Mena Suvari) et Finch et Stiffler veulent simplement profiter de l’instant.

Le prétexte est facile et le ton de départ est aussi jouissif qu’inquiétant. Revoir la bande au complet est extraordinaire et ravive la flamme nostalgique mais la morosité nous gagne aussi : le temps n’est plus aux excès et à la déconnade mais aux responsabilités, la routine, l’ennui et la résiliation. Tous semblent malheureux et mécontents de leurs vies. Puis c’est les retrouvailles, l’ambiance essaye de monter, mais ils sont clairement devenus trop vieux pour ça. Au milieu de tout ça quelques scènes sortent du lot et des comiques de situation emportent un peu le film mais ça peine à décoller. Dans la seconde moitié, ça devient tout de suite plus intéressant : les problèmes tendent à se résoudre, des vérités font place et quelque chose de fort se passe. Éternel couple des deux premiers volets, Oz et Heather se retrouvent, guidés par le destin. C’est tellement vrai et fort. Incontestablement un pilier du film. Et finalement, le dernier quart d’heure emporte tout sur son passage en enchaînant les temps forts, l’apparition de tout les seconds rôles de tous les films (ou presque), de grands moments de poésie, de tendresse et des scènes à mourir de rire. Plus le film avance et plus le constat est évident : cette réunion est une grande réussite. Un retour triomphale et inratable !

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.