Dream House

Dream House
2011
Jim Sheridan

Voici l’histoire d’un film condamné dès sa sortie. Pour promouvoir un film, il n’y a rien de pire qu’une bande-annonce pareille. Outre la lenteur dont elle faisait preuve, elle nous lâchait un énorme morceau de scénario qui se révélera être sa quasi totalité. Le réalisateur, trouvant que la BA enlevait tout l’intérêt du film, jugé désastreux après une projection-test, voulu signer le film sous un pseudo. Pire encore, les acteurs trouvant le film mauvais, ont catégoriquement refusé de promouvoir le film. Et malgré le casting massif, les spectateurs se montrèrent à la hauteur du non-évènement : moins de 39 millions $ pour un budget de 55 soit une perte de plus de 16 millions. Est-ce si terrible ?

Le film raconte donc l’histoire de Will Atenton (Daniel Craig), banal écrivain ayant décidé de se retirer des bureaux pour passer plus de temps en famille. Mais des choses bizarres se passent autour de lui : des apparitions, comportements étranges, visites nocturnes, … Il apprend finalement qu’un meurtre eu lieu chez lui il y a cinq ans, expliquant par là certains points. Mais pour en savoir plus, il se rend à l’hôpital psychiatrique où serait interné le meurtrier ayant mit fin aux jours de sa famille. Et c’est alors qu’une terrible vérité refit surface : Will Antenton n’existe pas et n’est que le fruit de l’imagination de Paul Werman, dévasté par ce qu’il a fait à sa femme (Rachel Weisz) et ses deux filles.

Le point central de l’histoire est cette immense révélation : c’était lui le meurtrier. Or elle se trouve déjà dans la bande-annonce ! Une folie ! D’autant que mise à part un dernier rebondissement tardif, tout est dit. Une faute particulièrement impardonnable étant donné que le film est bougrement lent. C’est dommage car en soit l’histoire reste relativement intéressante bien que dénuée d’originalité. Et ça n’est pas le casting de mastodontes qui y changera quelque chose tant la faiblesse du film semble les avoir touché immédiatement. A noter qu’en plus du duo principal, on retrouvera Naomi Watts tant intrigante qu’inutile. Mise à part ça, on se consolera comme on peut avec une réalisation propre et une image soignée. Bref, c’est un mauvais film dont personne n’y a cru. Et pour cause…

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